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Publié par Cire Cassiar

Élevé en Indochine, sa deuxième patrie, il y apprend les rudiments de la voile à bord de jonques rudimentaires, parfois il accompagne les pêcheurs, parfois les transports de cargo entre les iles.

Il travaillera fort pour acquérir son premièr voilier, un ketch appelé « le Snark », sa première vraie traversée maritime sera l’océan Indien, en compagnie d’un ami, du sud du Vietnam vers Singapour. Cet aller-retour lui permettra de découvrir sa vraie passion, la navigation au grand large.

Le Snark, mal calfaté, fut dévoré par les tarets, ces vers de mer qui pénètrent dans le bois, creusent des galeries et vous transforment le bateau en une vrai passoire. Il terminera sa course en écopant à tour de rôle, toute la nuit, pour ne pas couler. Loin de se décourager il retape une jonque aux formes harmonieuses qu’il baptisera « Marie Thérèse » en souvenir de son premier grand amour. L’habitacle y est précaire mais l’essentiel est là et il a hâte de repartir mais cette fois ce sera en solitaire.

Son but ? Rejoindre l’archipel des Chagos, l’Afrique du Sud puis les Antilles, son départ tardif du Vietnam le contraint à affronter la mousson, les coups de vents, la pluie à l’ouest de Sumatra et il dû tirer des bords pendant quatre-vingt-cinq jours pour s’en échapper. Enfin c’est le grand large, il commence à apprécier cette vie, a relaxer n’est pas au bout de ses peines lorsque, de nuit, il échoue sur les premiers récifs aux abords de Chagos. Tant bien que mal il arrive à sauver une petite partie de son équipement mais son bateau sera une perte totale.

Ruiné mais vivant, il tire une leçon de cette mésaventure et retrousse ses manches. Il trouve du travail et entreprend la construction de son nouveau bateau, qu’il appellera « Marie Thérèse II »

Trois ans plus tard, il reprend la mer en direction de l’Afrique du Sud en passant par les Marquises. Il doit faire preuve de débrouillardise à chaque escale pour pouvoir vivre, refaire le plein de bien essentiels et entretenir son bateau. A Cap Town, il a la chance de rencontrer d’autres navigateurs comme lui et de pouvoir, grâce à leur expérience et leur aide, améliorer le gréement, de concevoir un pilote automatique, celui-ci lui permettra de se reposer la nuit et lors de longue traversée, puis c’est enfin le tour de la cabine qui y gagne en confort et habitabilité.

Son régime alimentaire est à base de riz, de poisson et de Nuocman. Il arrivera aux Antilles après une traversée superbe mais échouera une fois de plus en pleine nuit, son bateau finira encore sur les récifs.

Mais Bernard Moitessier sait dorénavant ce qu’il est capable de faire, il trouvera les solutions, les ressources et repartira de zéro et deviendra un des plus grands navigateurs en solitaire.

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