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Publié par Cire Cassiar

Un jeune homme, marié depuis à peine quelques mois, voit, par un bel après-midi, débarquer chez lui une patrouille militaire qui l’embarque sans lui demander son avis.

Il réalise ainsi qu’il est enrôlé de force dans une unité militaire et qu’il doit se préparer à la guerre. Guerre dont il ne sait rien, dont on ne lui dit rien pas plus qu’aux autres qui se retrouvent dans la même situation que lui.

Commence alors l’incorporation, le lendemain leur préparation militaire, les entrainements, le maniement des armes, encadrés par militaires arrogants et sévères.

Puis c’est le transfert de nuit, tout d’abord par camions bâchés, puis en avion, Ou vont-ils ? ils n’en savent rien; pour combien de temps ? ils n’en savent pas plus. Arrivé dans leur nouveau camp ils ne savent où ils sont et la vie s’organise au rythme du clairon, des ordres et des contre-ordres, des brimades, des corvées, des gardes de nuit, des patrouilles et des jours de repos bien mérités.

Le temps passe, au début le jeune homme est affecté à diverses tâches ingrates puis un jour il est convoqué devant un civil qui lui demande de confirmer s’il parle l’anglais. Il se retrouve ainsi affecté à un département où il doit traduire et taper toutes sortes de documents allant de brochures sur les véhicules de montagne au mode d’emploi pour une fusée.

Fini les corvées, les gardes de nuit devant un rocher, le voilà dédié à cette tache administrative.

L’auteur nous raconte la vie dans le camp, heure par heure, jour après jour, année après année. Tenu dans l’ignorance la plus totale quant au déroulement des hostilités qui auraient lieu on ne sait où ni contre qui, mais ce qui devient important à leurs yeux, c’est d’être prêt.

On ressent graduellement le changement qui s’opère dans le comportement humain, enfermé dans un camp, sans savoir où ils sont ni pour combien de temps. La résistance du début fait place à l’acceptation puis graduellement au sens du devoir, au respect de la hiérarchie. Il se met à prendre son travail au sérieux, à y croire. Au bout d’un certain temps, la notion même de liberté devient toute relative.

Les années passent, puis un beau jour, sans crier gare ils sont démobilisés.

Il rentre chez lui après dix-sept ans, c’est le choc, il n’a plus rien à faire, plus d’ordre à recevoir ni à exécuter, il est totalement décalé.

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