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Publié par Cire Cassiar

Quelques grammes de silence
Un peu de silence

Auteur : Erling Kagge – Editions Guy Saint-Jean – 2017 – 140 pages

 

Explorateur Norvégien, il a notamment joint le pôle Sud à ski de fond, seul, en cinquante jours, effectué une expédition en voilier le long des côtes du Chili jusqu’au Cap Horn ou encore longé les cotes de l’Afrique de l’Ouest pour traverser l’Atlantique Sud vers les Caraïbes et remonter ensuite vers la Norvège après un périple de huit mois.

Durant ses multiples voyages, il eut maintes fois l’occasion de rencontrer « le silence » et c’est ce qu’il tente de nous expliquer avec philosophie.

Il fait référence à de nombreux philosophes célèbres, dont entre autres Blaise Pascal, Martin Heidegger, Kant ou encore Sacks mais aussi à des auteurs comme David Foster Wallace ou Jon Fosse.

Ses réflexions sont intéressantes, pertinentes, troublantes et provoquent le questionnement.

Mais « le silence », qu’est-ce que c’est ? Existe-t-il vraiment ? Y a-t-il un endroit sur terre ou l’on peut le trouver ?

Il faut reconnaître que nous vivons dans le bruit permanent, notre société est devenue si bruyante qu’il est extrêmement difficile de trouver du silence quel que soit le lieu où nous trouvons… À moins de partir marcher en montagne ou dans le désert, loin de toute civilisation.

Chez-vous les portes et fenêtres fermées, même si elles sont étanches, vous entendrez toutes sortes de bruits, tel que le réfrigérateur, le ventilateur de votre ordinateur, le radiateur qui se dilate, le tic-tac de l’horloge, le petit sifflement à peine perceptible du chargeur de votre cellulaire, votre respiration ou le bruit de votre digestion…

J’ai eu l’occasion de rencontrer le silence en plein désert Afghan, imaginez-vous au milieu de nulle part, dans un décor lunaire, pas de vent, pas d’animaux, pas d’habitation à des milles à la ronde, rien que vous et vos pensées…

Ayant pratiqué un peu de spéléologie, j’ai eu aussi l’occasion de le tester en éteignant la lumière, les yeux ouverts ou fermés ne faisant aucune différence, sans bouger, on entendait seulement la respiration du voisin, on aurait pu se croire dans une capsule spatiale abandonnée dans l’espace, loin de tous et pourtant nous n’étions qu’à cinquante mètres sous la surface et à deux cents mètres de l’entrée.

Erling Kagge nous fait réfléchir sur le besoin que nous avons parfois de chercher le silence, le besoin de se retrouver seul et d’apprendre à lâcher prise.

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