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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

essais

Il faut de tout pour faire un monde

9 Janvier 2023, 19:06pm

Publié par Cire Cassiar

La plupart des gens préfèrent être employés, bureaucrates, ouvriers ; La paye tous les mois, les fins de semaines, les anniversaires, les réunions de famille, les courses le samedi ou le dimanche matin, les matchs de foot ou de hockey à la télé, le samedi soir, les congés payés, à dates fixes, réservés assez tôt… S’il vous plaît ! Dans les villages vacances ou l'on retrouve les mêmes amis, les mêmes familles, les mêmes corniauds, chaque année, au même endroit, il ne faut surtout pas changer les bonnes habitudes, on les appelle les « métro, boulot, dodo », la routine quoi ! ...

Ils ont une opinion sur tout, même s’ils n’y connaissent rien et malgré tout râlent après chaque élection, cependant ils votent la plupart du temps pour les mêmes, par sécurité, par peur de l’inconnu.

Bref ! Une vie bien réglée, comme une horloge, rassurante, ou seul le décès d'un membre de la famille ou d'un ami vient troubler l'ordre établi.

Ils ont souvent le regard neutre, voire presque triste et s'ils sont souriants, peut-être font-ils semblant ou alors après un repas bien arrosé...

 

À l’opposé, il y a ceux qui vivent leur vie comme un roman, ils sont prêts à prendre des risques pour ne pas vivre comme tout le monde, ne pas accepter « d’être sur les rails » de ceux qui vont parfois refuser le bonheur tranquille et qui fuit le « métro, boulot, dodo », la routine quoi ! …

Ce sont les pigistes, les saisonniers, les travailleurs autonomes, les consultants, les contractuels, les indépendants comme on les appelle, ceux-là se remettent en question tout le temps, ils aiment le changement, l'aventure, l'incertitude, c'est ce qui les fait avancer.
Ils ont le regard allumé, souriant, entreprenant, ils ont soif de vivre.

Ils peuvent paraître sûrs d'eux, autoritaires, parfois colériques, instables, mais heureux de vivre et d'aborder de nouveaux défis, si vous les contraignez, ils vont tout faire pour fuir, sinon ils vont s'étioler, pour eux il n'y a pas d'entre deux, vivre ou mourir...

Il y a aussi les marginaux, les anticonformistes, les rêveurs, les artistes, les idéalistes, les utopistes, ils font partie des minorités, beaucoup sourient en les voyant et les écoutent parce qu’ils les trouvent distrayant, sympathiques, ils représentent un peu ce qu’ils aimeraient être parfois peut-être parce qu’ils expriment tout haut ce qu’eux pensent tout bas, d’autres les ignorent et se disent qu’ils ne vivent pas sur la même planète que nous mais comme ils ne font de mal à personne pourquoi s’en soucier.

 

Parmi les minorités, il y a les révoltés, les exclus, les sans permis, les briseurs du verbe, les chapardeurs, les frappadingues, ceux qui refusent de rentrer dans le moule, ceux qui rejette la société et tout ce qu’elle représente, ceux qui ne votent pas et qui s’en foutent, ceux qui sont en première ligne à chaque manifestation, quelle qu’elle soit, ceux qui dérangent et parlent haut et fort, ceux qui ne veulent pas faire la file, tous ceux-là font peur, troublent l’ordre public, remettent en cause les fondements de la société.

 

 

Ceux-là, on les parque dans les banlieues et on fait en sorte qu’ils y restent.

 

 

Et puis il y a tous les autres, les moutons, ceux qui ne savent pas, ce qui ne savent pas ce qu'ils veulent, qui ne savent pas où aller, qui ne savent pas quoi faire, pour qui voter, qui hésitent, qui font souvent ce qu'on leur propose, ce qu'on leur demande, qui n'ont pas d'opinion claire, qui ne savent s’ils ont une opinion, ils suivent le troupeau sans se poser de question.

C’est eux que l'on envoie au front et que l'on sacrifie pour la cause sans leur demander leur avis, de toute façon, ils n'en ont pas mais ils auront droit à la tombe du soldat inconnu...

 

 

 

Et vous ? Ou qui êtes-vous ?

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Intelligemment imbécile ou bêtement intelligent ?

8 Janvier 2022, 20:30pm

Publié par Cire Cassiar

Bêtement intelligent
Bêtement intelligent

Il y a peu de temps, je suis tombé sur cette proposition, au début j’avoue qu’elle m’a fait sourire puis réfléchir et enfin j’en suis devenu perplexe.

« Le problème avec ce monde c'est que les gens intelligents sont pleins de doutes alors que les imbéciles sont pleins de certitudes. »   Dixit :  Charles Bukowski

Tout d’abord, pourquoi m’a-t-elle fait sourire ? Peut-être que je me considérais comme faisant partie des intelligents ? ou alors pensais-je voir en moi une parcelle d’imbécilité ?

Ensuite pourquoi m’a-t-elle fait réfléchir ? Eh bien à cause d’une autre citation, celle-ci viendrait de Francis Blanche qui disait « On est toujours l’imbécile de quelqu’un »

Et c’est là que je suis devenu perplexe, parce que je ne voyais plus ce que voulais dire la première citation.

Partant des deux constats initiaux, je me suis dit, de prime abord, que tout le monde doit se considérer comme étant intelligent, c’est sûr…J’ai peine à croire que vous rencontriez une personne qui avoue se considérer comme un imbécile, mais peu importe, ce qu’il faut prendre en compte, c’est qu’a priori tout le monde se considérant intelligent, doit donc soupçonner que beaucoup d’autres sont des imbéciles et de ce fait nous pourrions en faire partie.

Parce que si l’on introduit la deuxième citation dans l’équation, forcément vous devenez un imbécile, quoi que si c’est vous qui considérez les autres comme des imbéciles, vous êtes forcément intelligent.

Voyez-vous le dilemme ? Si moi je vous considère comme imbécile et que vous en faites de même avec moi, dans ce cas nous sommes tous deux intelligents et en même temps deux imbéciles.

Le problème avec cette citation, est que l’on ne peut pas être les deux en même temps, il me fallait donc trouver une solution au problème.

Je me suis creusé la cervelle pendant des jours et « Eurêka » comme éructa Archimède dans sa baignoire, quoi que je ne fusse pas dans une baignoire mais en un lieu dont je tairais le nom, j’avais trouvé la solution.

Au début elle m’a paru lumineuse, je pensais être un génie, mais je suis rapidement retombé de mon nuage.

En effet, ne dit-on pas « un imbécile heureux », il suffisait donc de poser la question suivante au gens;

Êtes-vous heureux ? et celui qui répond,  Oui, très certainement ! est forcément un imbécile, puisqu’il est certain.

Mais s’il vous répond : Je pense que Oui ! visiblement il a des doutes, donc il est intelligent.

Mais là où le problème se corse, c’est lorsqu’il vous répond,  Non !  Il en est certain et pourtant il n’est pas heureux…

Oups ! Retour à la case départ, il me fallait trouver comment déterminer avec précision la position de chacun dans ce monde, heureux ou malheureux.

Alors je suis tombé sur cette citation :

Nous sommes tous des imbéciles, mais certains le savent, les autres ne le savent pas. Dan Millman

Et là je me suis demandé, comment savoir si moi j’en suis un ? Je suis pourtant certain de ne pas être malheureux et à la fois il m’est difficile de dire que je suis heureux.

Face à cette dernière proposition, la situation devenait intenable, parce qu’elle sous-entendait que si je ne savais pas ce que j’étais, j’étais un imbécile, alors que la première proposition disait que si en revanche j’étais convaincu d’être intelligent, j’étais automatiquement un imbécile, bien que si j’étais un imbécile, je ne pouvais avoir aucun doute sur mon intelligence.

Comme dirait Gustave Flaubert : Imbécile, ceux qui ne pensent pas comme vous.

 J’ajouterais :

« Il est certain qu’il ne faut avoir que peu d’intelligence pour se considérer comme un imbécile qui doute.  »

Et vous, dans quelle catégorie êtes-vous ?

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L’anté-dictionnaire 2017, édition 143

23 Janvier 2017, 16:26pm

Publié par Cire Cassiar

Artichaut : outil servant à effeuiller les marguerites

Désordre : il n’y en aura pas si vous y mettez du vôtre.

Farcir : quand il le faut, il le faut… si tu ne veux pas en avoir l’air.

Frange : frontière entre le visible et l’invisible, l’essentiel est de ne pas s’y perdre.

Guitare : Ukulélé qui aurait pris du poids et qui chante sous le gui passé le coucher du soleil

Joyeux : oiseau d’Afrique centrale dont la particularité est d’avoir le cœur léger parce qu’il n’en a pas…

Jumelles : boisson énergisante qui permet de voir distinctement la voisine d’en face prendre sa douche ; attention aux effets secondaires, lire la notice avant usage.

Patauger : variante de patouiller ou le contraire de touiller qui veut aussi dire tourner dans le contresens antihoraire de l’aiguille d’un cadran solaire qui aurait perdu la notion du temps.

Portemanteau : il porte bien son nom celui-là, j’aurais pas fait mieux.

Se blottir : se faire du bien sans chercher à savoir pourquoi

Souligner : il faut parfois savoir tirer un trait

Tourbillon : continuum espace-temps qu’il convient d’élucider sous peine de médiation langagière.

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Réflexions sur la liberté

27 Juin 2014, 21:28pm

Publié par Cire Cassiar

Sommes-nous réellement libre ?

La liberté est un postulat qui se définit comme étant la possibilité d'action et de mouvement sans restriction, mais c'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la tutelle d’une autre et peut donc agir selon sa propre volonté et de façon spontané.

Il existe plusieurs grandes formes de liberté telles que :

La liberté naturelle, individuelle, civile ou politique

Le terme « liberté » les regroupe sous un même toit.

La liberté dites « naturelle » est régie par les lois naturelles mais force est d’admettre que si nous parlons de loi cela implique des contraintes, même si elles sont naturelles.

La liberté individuelle, celle-ci permet à tout individu d’utiliser sa liberté de mouvement et d’agir selon sa conscience en fonction de l’environnement et sans pour autant nuire à autrui.

La liberté civile, elle, est régie par des lois établies par la société dans laquelle vit un individu et permet à ce même individu d’agir librement sans pour autant contrevenir aux dites lois.

La liberté politique, par contre, donne un certain pouvoir à un individu d’utiliser sa liberté d’association, de s’affirmer au sein d’un groupe tout en exerçant sa liberté d’expression et de conviction sans pour autant forcer l’autre à adhérer à une quelconque idéologie.

On comprend très vite qu’à partir du moment où l’homme vit en société il ne peut y avoir de liberté totale. Il ne peut y avoir de vraie liberté que lorsque l’homme est seul, dès l’instant où nous vivons en compagnie ne serait-ce qu’avec un autre individu, nous devons partager l’espace, donc brider notre propre liberté.

Dans une société structurée comme la nôtre, avant de pouvoir prendre une décision ou de poser un geste, nous devons tout analyser dans les moindres détails afin de nous assurer de ne pas empiéter sur l’espace des autres, hors la vie libre suppose que l’on prenne sans cesse des décisions, d’où la difficulté ou la lenteur de nos sociétés modernes à prendre des décisions.

Si nous remontons notre propre temps, nous verrons que la notion même de liberté est très relative, durant notre enfance ne sommes-nous pas sous la tutelle de nos parents, de nos professeurs ? a l’âge ou nous devons voler de nos propres ailes vers cette liberté que nous pensions avoir atteinte, ne devons-nous pas travailler pour vivre, travailler avec d’autres individus dans des organisations structurées avec des règles bien établies ?

Dans une société civile moderne, nous pourrions penser que seule la prison peut nous priver de cette liberté. Erreur ! Nous pouvons la perdre dans une structure telle que : une entreprise, une administration publique, une association politique, sportive ou religieuse… Dès que nous en acceptons les règles ou les interdits, plus le temps passe, plus il devient difficile de vivre en dehors des dites règles.

L’excès de règlement abouti inéluctablement à la privation graduelle des libertés individuelles, dans ce cas pourquoi l’être humain ressent-il le besoin de mettre des règlements partout, et bien pour sa sécurité…

Donc le problème réside dans le fait que nous voulons à la fois la liberté et la sacro-sainte sécurité. Or plus nous mettons l’accent sur la sécurité, moins nous avons de liberté. Plus on sécurise un espace, plus on le restreint par des limites de plus en plus contraignantes.

La sécurité devrait être une affaire de bon sens, pas de règlements parce que la liberté de l’homme commence là ou s’arrêtent les règlements.

Plus nous avançons dans le temps, plus nous créons de règlements. Plus nous créons de règlement plus notre marge de manœuvre diminue, viendra un temps où nous ne pourrons plus rien faire au risque de contrevenir à un règlement.

Ce qui sous-entend que nos sociétés moderne se dirigent en aveugle droit vers un mur.

Il existe malgré tout un espace de liberté, un espace ou nous sommes totalement libre, un espace que nous sommes seul à occuper, un espace ou nous pouvons nous exprimer sans aucune restriction, un espace ou nous pouvons nous réfugier quand nous le voulons sans risquer de déranger qui que ce soit, un espace qui n’a aucune limite, un espace ou on peut même s’y perdre tellement il est grand…

La pensée, en effet nous sommes libres de penser et ça…personne ne peut nous l’enlever.

Un prisonnier, privé de toutes ses libertés fondamentales et malgré tout libre de penser et c’est bien ce que tous les inquisiteurs ou tous autres tortionnaires de tous acabits en quête de vérité ont combattus mais n’ont jamais réussir à asservir et c’est d’ailleurs ce qui à la fois les enragent et les affaiblis.

Certains prisonniers, privé de tout et même de lumière ont été capable en pensée de recréer le clavier d’un piano afin de continuer à jouer mentalement des airs complexes, d’autres s’entrainaient aux échecs, écrivaient des poèmes virtuels ou simplement s’imaginaient se promenant dans la campagne. Seule la pensée permet à un individu doté de volonté et de désir de liberté de résister à de tels traitements.

Nombreux sont les exemples de prisonniers libérés, après de longues années de réclusion, capable de reprendre une vie normale et parfois même d’exceller dans leur domaine.

Loin de moi l’idée qu’il faudrait enfermer les humains pour qu’ils deviennent meilleurs, mais il faut reconnaitre que la contrainte force l’imaginaire.

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