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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles - Reflexions

La Vénus d’Ille

30 Octobre 2014, 21:30pm

Publié par Cire Cassiar

Mont Canigou (Pyrénées)
Mont Canigou (Pyrénées)

Dans le petit village d’Ille, au pied du mont Canigou, l’auteur vient retrouver Mr Peyrehorade qui a fait une découverte bien étrange. En effet, enfouie au pied d’un olivier au fond de son jardin, se trouvait une statue de cuivre représentant une Vénus d’une beauté peu ordinaire.

Son extraction, pour commencer, fut à l’origine d’une fracture à la jambe d’une des personnes présentes, de plus, la beauté froide de son visage et surtout de son regard inspirait la crainte ou l’admiration, à vrai dire cette statue ne laissait personne indifférent.

Elle avait les yeux incrustés d’argent, ce qui lui donnait un air à la fois sévère et cruel. Ce regard avait la particularité de mettre mal à l’aise la plupart de ses admirateurs. Mr Peyrehorade est fasciné par cette trouvaille et surtout par les inscriptions, raison de la présence de l’auteur. A l’opposé, la femme de son hôte, lassée par tous ces tourments voulait la faire fondre pour en faire une cloche.

Mais le mariage du fils du maitre de maison devant avoir lieu, on laissa momentanément la statue de côté.

La veille, le fils, grand amateur de jeu de paume, releva un défi lancé par des Aragonais de passage. Sa bague de fiançailles le gênant pour jouer, il la retira et la passa au doigt de la statue sans faire de cas.

Ce faisant, dans l’enthousiasme de sa victoire, il en oublia la bague. Hors le lendemain matin, jour du mariage, la dites bague avait disparue. Le mariage fut célébré malgré tout et la nuit venant la mariée se dirigea vers la chambre nuptiale. Quand au marié, après quelques libations, il s’en fut rejoindre sa dulcinée, en titubant, bien plus tard dans la soirée.

Au petit matin, des hurlements réveillèrent toute la maisonnée, on découvrit le fils, mort en travers du lit, et la marié hystérique, prétendant avoir vu une silhouette sombre et lourde entrée dans la chambre en pleine nuit. Selon ses dires, la silhouetteaurait agressé son mari.

L’enquête fut incapable de révéler quoique ce soit. Mr de Peyrehorade en mourut quelques mois plus tard et la statue fut fondue et transformée en cloche.

Depuis plusieurs hivers rigoureux on brulés les cultures aux environs du village et la cloche sonne.

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Pilote de brousse - Guy Gervais

22 Octobre 2014, 21:36pm

Publié par Cire Cassiar

Issue d'une famille d'agriculteurs du Quebec en 1937, dernier de huit enfants, il grandit au milieu des champs en accord avec la nature. A douze ans il part faire ses études secondaires au séminaire des pères Oblats ou c'est peut-être là qu'il y découvre la méditation. A dix-huit ans il retourne sur la ferme il aime les activités physiques et participe à la vie paroissiale mais il commence à se poser des questions existentielles, lorsque les Pères Montfortains lui proposent de partir en Papouasie-Nouvelle Guinée. Il rentre alors au noviciat de Nicolet avec la soutane, puis au scolasticat d'Ottawa ou il y fait des études théologiques et philosophiques et acquiert le sens des responsabilités et de l'autodiscipline qui lui serviront toute sa vie. Il continua ses étude à l'Université de Washington pour y étudier l’anthropologie et la missiologie. Pour payer ses études il travaillait en plus à l'hôpital général et y appris les rudiments de la médecine et une formation d'anesthésiste dentaire. Cette première mission en Papouasie nécessitait un avion, donc un pilote et c'est ainsi qu'il apprit à piloter sur un Piper J3. Il fut lâcher en quelques heures et obtint sa licence de pilote quelques semaines plus tard. Puis ce fut le grand départ en 1960, une mission de six ans. Pendant un an il participera au développement de la mission de Kiunga et, avec l'aide des indigènes, il taillera à la main la future piste d'atterrissage pour le Cessna 185, commandé par les pères Montfortain, afin de faciliter les voyages de ravitaillement et les évacuations sanitaires. Trente heures d'entrainement sur cette nouvelle machine lui suffiront pour apprendre à le maîtriser sommairement. Ce fut le départ de la grande aventure du service aérien humanitaire. C'est ainsi qu'il développera son instinct de brousse et s'en servira toute sa vie et dans beaucoup de pays. Ce fut ensuite le Guatemala, le Honduras, le Belize ou il fit la connaissance de sa femme, une infirmière Péruvienne. Il passa quatre années au côté de Jacques Cousteau, comme pilote personnel de ce grand explorateur-humaniste. Approché par Wings of Hope et Avions sans Frontières, il fait la promotion de l'aviation humanitaire un peu partout au Canada en donnant des conférences puis c'est le départ pour le Zaïre, qui deviendra la République Démocratique du Congo, il y passera les vingt dernières années de sa carrière de pilote humanitaire. Dévoué, débrouillard, énergique, chaleureux, souriant, serviable, hors du commun, bref il n'y a pas assez de mots pour dire comment est cet homme. Pour certain ce fut un ange, pour d'autre un sauveur, un ami, un frère, un pilote émérite classé parmi les meilleurs au monde. Malgré cela il prit le temps de fonder une famille et d'avoir trois beaux enfants. Si l'aviation humanitaire est ce qu'elle est encore aujourd'hui, c'est grâce à des hommes et des femmes comme Guy Gervais, qui n'ont pas hésité à donner plutôt que chercher à recevoir.

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Ou suis-je ? en ce bel après-midi d'automne...

15 Octobre 2014, 08:03am

Publié par Eric Raissac

Ou suis-je ? en ce bel après-midi d'automne...

Ou suis-je ? en ce bel après-midi d'automne...

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Découvrez le Tweet de @FlyingMagazine : https://twitter.com/FlyingMagazine/status/517773243797999617

2 Octobre 2014, 20:27pm

Publié par Eric Raissac

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