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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

Pokhara - Népal

24 Février 2019, 16:55pm

Publié par Cire Cassiar

Point de départ de beaucoup de courses en montagne, Pokhara est aussi un havre de paix pour « Globe-trotter ». Nous avions trouvé refuge dans une arrière-cour, sommairement aménagée comme terrain de camping pour itinérants.

Au pied de l’Annapurna, en fond de vallée côté sud, le climat est subtropical, fort heureusement, pour nous, en décembre les précipitations y étaient faibles, contrairement à l’été ou la région est généralement fortement arrosée, d’où une végétation dense.

Le Pokhara de l’époque n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui, mis à part pour ceux qui venaient grimper sur l’Annapurna, nous étions parmi les premiers vrais touristes et la région était relativement vierge de toute pollution commerciale. Coca-cola ou Pepsi ne se disputaient pas le territoire et le saut en parachute ou le parapente ne faisaient même pas partie des activités envisagées dans un futur proche.

La plupart des visiteurs étaient des routards, comme nous, leurs intérêts pour la région portaient principalement sur la découverte de la culture Hindouiste ou Bouddhiste, la méditation, « Peace and Love » et la consommation de substances hallucinogène,… pour ma part j’ai toujours préféré garder le plein contrôle de mes sens et de mes émotions et ma motivation était tout autre, voir le « Toit du monde » voyager, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux horizons est ce qui m’a toujours fait avancer, c’est vraisemblablement la raison pour laquelle j’ai souvent changé, par le passé, de lieu de résidence.

roupie népalaise, roi Birendara
La roupie Népalaise

En mille neuf cent soixante-seize, le Népal était un royaume, le seul officiellement hindouiste du monde. Le roi Birendara et son gouvernement se sont employés à éradiquer la culture et la vente de produits stupéfiants, ce qui eu pour effet de diminuer notablement l’afflux de Hippies, amateurs de ce type de produit.

La religion tient une place prépondérante dans la culture Népalaise, ceux-ci sont foncièrement croyants, leur dévotion est indubitable, qu’ils soient Hindouiste ou Bouddhiste, c’est un fait remarquable qui touche toutes les couches de la société.

Il y avait des temples ou édifices religieux un peu partout, parmi les plus beaux se trouvait la Pagode de la paix, construite dans les années soixante-dix par des moines bouddhistes pour promouvoir la paix dans le monde, il paraîtrait qu’il y en a plusieurs dizaines éparpillées sur le globe, c’était une initiative bourrée de bonnes intentions, mais je ne suis pas convaincu que cela ait eu une quelconque influence, c’est plutôt considéré, par la plupart, comme du folklore, en effet quand on voit le nombre de conflits qu’il y a eu depuis et qui perdurent encore, on peut se demander si les visiteurs ont retenu la leçon.

Pour la visiter, nous avons dû faire une sacrée grimpette en montagne, mais les efforts furent largement récompensés par la beauté du site, une vue superbe sur le lac Phewa, qui borde la ville de Pokhara et un panorama sur les sommets himalayens, partiellement cachés par les nuages.

Au hasard de nos rencontres, on nous avait conseillé d’aller sur les bords du lac, louer une pirogue pour la journée, ce fut une expérience hors du commun que de naviguer aux pieds du « Toit du monde » dans une embarcation taillée dans un tronc d’arbre ;

Lac Phewa - Pokhara
Pirogue Lac Phewa

Il faisait un temps superbe, chaud et aucun souffle d’air, nous avons adoré et été surpris par l’étonnante stabilité de notre esquif qui, loin d’être fragile, était solide comme le roc.

Bien évidemment à cette époque nous n’avions aucuns gilets de sauvetage, aucun équipement de survie et pour couronner le tout, il n’y avait aucune surveillance… nous étions parmi les premiers touristes amateurs de ce genre d’activité. Depuis le lac est couvert de barques colorées disponibles pour la location, autre temps, autres mœurs.

Les Népalais étaient toujours souriants, aimables et très curieux, ils posaient beaucoup de questions, ils voulaient tous connaître de nous, de notre famille, de nos amis, de nos habitudes, de nos origines et pourquoi étions-nous venus jusque chez eux.

Si vous êtes respectueux, vous serez respectés, mais on nous avait prévenus d’éviter de les prendre en photo sans leur autorisation, cela pourrait être mal perçu et nous devions aussi rester chastes en public, les relations homme femme étant très codées.

temple Pokhara

Pokhara fut pour nous une oasis de calme et de détente par rapport au reste du voyage et il semble que, de nos jours, son atmosphère de paix soit toujours aussi prisée, souhaitons que ce bout de pays reste préservé de toute agression et loin de toute violence.

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Nous voulions voir le toit du monde, de Butwal à Pokhara - Népal

17 Février 2019, 19:22pm

Publié par Cire Cassiar

" संसारको शीर्ष" le toit du monde;

Nous connaissions les Alpes et les Pyrénées mais nous ne connaissions l’Himalaya qu’au travers des livres comme celui de Maurice Herzog, Pierre Mazeaud et Gaston Rebuffat.

« L’Annapurna premier huit mille » cette fois ce n’était pas une photo noir et blanc que nous avions sous les yeux, mais l’Annapurna, le vrai, dans toute sa splendeur.

Sur les conseils de quelques routards, qui en revenaient, nous nous étions levés tôt pour le voir.

En effet, le matin le ciel est clair et l’on peut le voir ainsi qu’une bonne partie de la chaîne de l’Himalaya mais passé dix heures les nuages apparaissent et montent de la vallée à l’assaut des sommets.

Butwal au Nepal
Culture en espalier

À ce stade nous étions dans une région vallonnée, mais ce qui nous attendait n’avait rien à voir avec les routes de montagne que nous connaissions.

Notre vaillante 2CV (deux chevaux) allait être mise à l’épreuve.

Dans ce coin de pays, tout y était cultivé, la moindre parcelle de terre était exploitée, on appelle cela des cultures en espalier, ce qui ressemble fort a escalier, comme on peut le voir sur la photo.

La présence de palmiers dans une végétation luxuriante, due à un fort taux d’humidité, nous donnait l’impression d’être en pays tropical plutôt qu’aux pieds des plus hautes montagnes du monde.

Nous avions choisi le chemin le plus direct, la "Siddartha Highway" qui est aux antipodes de ce qu'est un autoroute et ne ressemble en rien aux routes que vous connaissez, mais nous avions hâte d’arriver aux pieds des massifs et pour cela il fallait passer par cette route étroite et tortueuse et quand je dis « étroite », c’est à peine si par endroits on pouvait croiser un bus ou un camion sans s’arrêter.

Au début la route s’enfonçait dans une vallée étroite empruntée par le rivière Tinau, pour le moment l’altitude n’était que deux cent mètres, ensuite nous avons bifurqué à droite en suivant un petit affluant et la ou les choses ont vraiment commencé c’est dans les environs de Pravash, les pentes devinrent plus raides et les virages serrés plus fréquents.

Arrivés dans la région de Tansen, nous étions déjà à mille mètres et nous n’avions parcouru que quarante kilomètres. Nous traversions de petits villages et toujours autant de temples bouddhistes avec parfois des huttes en toit de paille, c’est dire si la température y était douce.

Tansen - Népal
Région de Tansen

Pour ceux qui aiment la conduite en montagne, si vous avez l’occasion d’y aller, je peux vous garantir que vous serez comblés.

Les paysages étaient superbes, la route serpentait à mille deux cents mètres d’altitude le long de pentes abruptes, dans de petites vallées, pour ensuite redescendre traverser la rivière Kali Gandaki, un affluant du Gange, qui s'écoule a quatre cents mètres d’altitude et remonter aussi sec a quelque huit cents mètres rejoindre la vallée de la rivière Aadhi Khola, pendant près de cinquante kilomètres avant de la quitter en remontant à mille deux cents mètres.

Enfin ce fut la descente vers Pokhara qui se situe malgré tout à huit cents mètres d’altitude et là...il était difficile de ne pas apercevoir en arrière-plan les sommets mythiques de l’Himalaya.

Nous venions de parcourir à peine cent soixante-dix kilomètres en huit heures, avec de multiples arrêts, je vous l’accorde, mais ce qui ne donne guère que trente kilomètres par heure de moyenne.

Vous allez dire que la deux chevaux n'est pas un bolide, elle est bien moins rapide et moins puissante que la plupart des voitures mais c’est un cheval de trait, capable de grimper n’importe quelle côte sans broncher et son grand avantage, elle ne risque pas de surchauffer… il n’y a pas de refroidissement à l’eau, donc pas de joint de culasse fragile.

Malgré tout, une voiture plus rapide n’aurait pu faire plus que de cinquante kilomètres par heure, tant les routes étaient tortueuses et en piteux état.

Il n’était pas rare d’être contraint de faire le tour d’un rocher ou d’une coulée de terre, il faut comprendre qu’en période de mousson, il dévale des montagnes des quantités d’eau impressionnantes qui emportent tout sur leur passage, ce qui oblige un entretien constant et les moyens étant limités, seul l’essentiel est fait…

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Nous voulions voir le toit du monde - Lucknow – Faizabad – frontière Népalaise

11 Février 2019, 17:54pm

Publié par Cire Cassiar

Même si l’accueil est chaleureux, même si cela fait du bien de poser ses valises après un si long chemin,

Faizabad - temple moghol
Temple moghol

même si la région regorge d’attraits touristiques, même si l’on s’y sent bien, au bout de quelques jours, les pieds vous démangent, le désir d’aller voir plus loin, de découvrir d’autres contrées, de voir d’autres paysages, de rencontrer d’autres mondes, d’autres cultures, tout cela devient de plus en plus fort au point que nous ne pouvons tenir en place et c’est à nouveau le grand départ, on remballe tout soigneusement, on vérifie le véhicule, on essaye de penser à tout, nourriture, carburant, commodités… etc... c’est ça les gens du voyage…

Direction Faizabad, cent vingt-cinq kilomètres, ville traversée par la rivière Ghâghara, appelée aussi Ghâghra ou Karnali, son nom signifierait « Sainte eau de la montagne sacrée ».

Cela vient certainement du fait qu’elle prend sa source dans l’Himalaya au Tibet, traverse le Népal et se jette dans le Gange dans la région de Patna.

Bien que la rivière Ghâghara ne soit pas considérée comme sacrée elle n’en est pas moins importante et ses abords sont très fréquentés le matin.

Il est fréquent, en Inde et au Népal, de voir ces escaliers qui descendent en s’élargissant jusque dans les eaux troubles des rivières sacrées, les pratiquants hindous viennent y faire leurs ablutions matinales, selon la pensée Hindouiste, l’eau joue un rôle purificateur et sert à laver le corps de toutes les mauvaises humeurs, le gargarisme est très courant même si l’eau est loin d’être saine, il semble que l’aspect spirituel de cette pratique dépasse la raison…

Nautanwa Visas Inde - Nepal
Visas Inde-Nepal

 

Direction Gorakhpur pour les formalités d’entrée au Népal et ensuite Nautanwa, dernier arrêt avant la frontière Népalaise.

 

Si au début du trajet nous n’apercevions qu’au travers de la brume les crêtes de l’Himalaya, au fur et à mesure que nous approchions, nous étions impatients de les voir mais nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait.

Vu de notre campement dans la région de Butwal, cela ressemblait vaguement aux Alpes…

Butwal - Himalaya
l'Himalaya vu de Butwal

 

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Morovan le terrible

4 Février 2019, 17:19pm

Publié par Cire Cassiar

Erath, fils de Khar le sage, fuit en compagnie de Zoltan, dit « le brave », son garde du corps, ce dernier est accusé injustement, par Morovan « le terrible », de complot contre le protectorat.

Morovan, fils d’une maîtresse de Khar, n’est en fait que le demi-frère inavoué de Erath, il veut, depuis la mort du Grand Khar, le pouvoir sans condition et pour cela il est prêt à tout et à toutes les bassesses, fourberies et trahisons.

Après avoir empoisonné plusieurs membres de la famille et des membres du conseil, il accuse Zoltan et fait exécuter les cuisiniers, prétextant qu’ils étaient sous les ordres de Zoltan, éliminant de ce fait toutes traces et tous témoins.

En tant que Grand Tétrarque, nommé par le Grand Khar quelques semaines avant sa mort, il proclame l’état d’urgence et s’empare du pouvoir malgré les réticences du conseil qui prétendent que seul Erath peut reprendre le trône et qu’il leur faut le témoignage de celui-ci pour élucider la question, car Zoltan et lui sont très liés. En effet non seulement il est son garde du corps mais fut aussi son éducateur.

Morovan déclare solennellement devant les membres restant que si Zoltan s’est enfui et de toutes évidences en enlevant Erath, c’est qu’il est coupable ou peut-être même qu’Erath n’a pas été enlevé mais assassiné et lui seul, Morovan, peut ramener mort ou vif le renégat mais ne peut garantir qu’il soit capable de retrouver Erath vivant.

En fait, secrètement Morovan souhaite retrouver les deux comparses afin de les éliminer et d’accéder au trône sans conteste, mais les prêtres sont formels, il faut qu’Erath soit déclaré officiellement mort pour que la lignée soit éteinte et permettre son accession au trône.

Fou de rage, il lève une petite troupe de mercenaires et part en chasse.

Erath est jeune mais aidé de Zoltan, il espère gagner la mer du Nord et atteindre l’île intouchable de Valpago, mais pour cela ils devront traverser la plaine désertique de Golam, balayée par des vents violents et des tempêtes de sable, ensuite traverser la forêt réputée impénétrable de Nabok, peuplé d’êtres étranges sur lesquels circulent toutes sortes de légendes, franchir la chaîne des Aspels haute de huit mille mètres pour enfin dévaler le Chorum, fleuve impétueux, alimenté par les neiges des Aspels, qui mène à la mer du Nord.

De la, ils devront prendre le navire amiral, un grand voilier à trois coques, reliées entre elles par une aile, dotée d’une grande voile carrée plus deux voiles latérales inclinées à quarante-cinq degrés, lui permettant d’atteindre des vitesses incroyables et de sauter par-dessus la crête des hautes vagues de la mer du Nord. Peu de marins savent piloter cet engin, Erath l’a appris de son père lorsqu’ils venaient en villégiature chaque année.

Morovan, quant à lui devra se contenter d’un navire de guerre conventionnel, lourd mais efficace dans les fréquentes tempêtes de la mer du Nord.

L’île de Valpago est un domaine réservé et protégé des dieux, seul les monarques de Vallande, le pays d’Erath, ont le droit de venir sans prévenir et sans autorisation.

Gardée jalousement par les Jasta, une confrérie militaro-mystique, dont les meilleurs forment la garde rapprochée du Grand Khar, Zoltan y fut élevé et entraîné, grâce à ses qualités et son érudition, il fut choisi comme précepteur pour Erath.

Morovan n’a aucune idée de ce à quoi il va s’attaquer, il croit que ce ne sont que des moines possédant quelques pouvoirs magiques sans importance, il est convaincu qu’il n’en fera qu’une bouchée.

Seulement, le chemin est long et les embûches vont s’accumuler de jour en jour et affaiblir la troupe.

Il ne lui restera que la moitié de ses hommes lorsqu’il accostera sur l’île, épuisé par la traversée ils devront affronter les terribles Jasta, pendant ce temps Zoltan et Erath, afin de protéger la confrérie et ne voulant pas leur faire subir la hargne de Morovan, profiteront d’un vent favorable pour quitter l’île à bord d’une sorte de dirigeable à air chaud mû par un moteur à vapeur.

Morovan, voyant son rival s’enfuir à nouveau, de rage mettra le feu au village avant de rebrousser chemin avec le restant de sa troupe, maintenant c’est une course contre la montre qui s’engage ou chacun devra utiliser toutes ses ressources afin d’arriver le premier devant le grand conseil.

Morovan, arrivera-t-il à corrompre suffisamment les habitants de Vallande afin de l’aider à empêcher Erath d’atteindre son but ? Sera-t-il assez fourbe et vénal pour convaincre certains membres du conseil régional d’intervenir en sa faveur en échange d’un poste au futur conseil national ?

Morovan est riche et puissant, hargneux et tenace mais aussi soutenu par une frange de la gouvernance. Khar le sage ne s’était pas fait que des amis au cours de son règne.

Erath est jeune et fougueux, Zoltan est le contrepoids fidèle à la parole de Khar, il est prêt à donner sa vie pour sauver Erath.

Parviendront-ils à relier Valpago à Valreal, comment, arriveront-ils à temps pour l'accession au trône et dans quel état ? Les traîtres, les fourbes et les renégats sont nombreux sur le chemin du retour.

*nouvelle en cours de rédaction...

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