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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

Nous voulions voir le toit du monde - le retour

27 Mai 2019, 21:58pm

Publié par Cire Cassiar

Agra – Delhi – Chandigarh

Cette fois c’est le retour… Nous quittons Agra avec un brin de nostalgie, nous savions pertinemment que nous n’y reviendrons pas de sitôt, il faut reconnaître qu’en ce temps-là, il était impensable d’imaginer trouver un billet d’avion pas cher et même d’imaginer que ce pourrait être facile de planifier à l’avance un hôtel, un moyen de locomotion, un restaurant et une visite guidée… C’était plus le système « démerde » qui était de rigueur.

Delhi, c’est du déjà-vu pour nous, arrêt frugal, direction Chandigarh, au dernier campement des routards de rencontre nous avaient dit qu’il y avait le « Rock Garden » a ne pas manquer.

Il venait d’ouvrir au public et la visite valait le détour.

En effet c’est un grand espace de plus de quinze hectares, créé par Nek Chand Saini en 1957.

À cette époque, la ville avait été modernisée et réaménagée par le grand architecte Suisse « Le Corbusier » et Nek Chand, par opposition a la rigueur du modernisme, voulait faire de son site une œuvre artistique faites à partir de déchets urbains tel que, des morceaux de poterie, d’évier, de verre de bouteille, matériau électrique, mécanique et mortier, tout en courbe avec des chutes d’eau artificielle, des bassins, au total plus de quarante mille cours reliées entre elles par des chemins, des sentiers, des passerelles et le tout parsemé de sculptures en béton, représentant la plupart du temps des humains et des animaux.

Rock Garden Chandigarh
Rock Garden

Ce qui est original c’est qu’il l’a conçu sans autorisation, sur un terrain qui ne lui appartenait pas et il ne fut découvert par les autorités locales qu’en mille neuf cent soixante-quinze, ils furent tellement impressionnés qu’ils le légalisèrent immédiatement et le prirent en charge.

Actuellement le jardin fait travailler vingt personnes à temps plein pour l’entretenir et le développer sous la supervision de la Rock Garden Society et de son créateur.

Une journée ne suffit pas pour tout voir…

Mis à part cela Chandigarh est tout de même la capitale du Penjab, elle est internationalement réputée pour son urbanisme, Le Corbusier oblige… et bien entendu abrite une prestigieuse école d’architecture.

La ville a été partagée, par le maitre, en soixante secteurs et dans le secteur seize on y trouve le « Rose Garden » c’est le plus grand jardin public d’Asie avec plus de six cents variétés, comme quoi Chandigarh est moins connue que New Delhi mais réserve de belles surprises.

C’est dans le nord de la ville sur les contreforts des collines de Shivalik que nous avons trouvé un petit terrain, sommairement aménagé, mais amplement suffisant pour nous.

Depuis le tourisme s’est développé et il y a toute une panoplie de camping pour amateur de randonnée ou trekking. Prochaine étape Lahore au Pakistan…

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La page blanche

25 Mai 2019, 22:33pm

Publié par Cire Cassiar

La panne d'inspiration
la page blanche

La voilà ! La maudite, elle est là et je n’ai aucun remède, je sais bien que tout écrivain passe tôt ou tard par l’angoisse de la page blanche, mais cela ne me rassure pas pour autant.

Je suis figé devant mon clavier à m’interroger sur ce que je pourrais bien écrire, par quoi devrais-je commencer…

Tiens ! Je pourrais m’imposer une contrainte, comme un début de phrase qui laisserait place à la réflexion, puis de là l’imagination pourrait s’envoler, planer, dériver, plonger sur le sujet le capturer pour enfin le coucher sur le papier ou sur l’écran.

Mais encore faut-il avoir de l’imagination pour créer cette première phrase et j’ai beau me creuser la cervelle, là… Je n’en ai pas.

C’est un peu comme pomper de l’eau, pour cela il faut amorcer la pompe, mais le problème c’est qu’il faut de l’eau pour amorcer cette maudite pompe et je n’ai pas, je suis a sec…

Je regarde les touches du clavier dans l’espoir d’y voir apparaître un mot, un peu comme au « scrabble » ; dépité, je feuillette des livres au hasard, en quête d’un incipit, rien… rien de rien, j’ai beau tourner et retourner en tous sens les mille et une idées que j’ai en tête, mais aucune que je ne sois digne de faire vivre assez longtemps, quelques phrases plus loin, je sombre puis c’est le néant total, le brouillard, le vide intersidéral…

J’admire ces écrivains capables de pondre un roman en une fin de semaine, mais lorsque je regarde du côté de Saint Exupery, il lui fallait des mois, voire des années pour écrire une œuvre immortelle comme « Citadelle » commencée en 1936, publiée inachevée en 1948, je me dis que tout n’est pas perdu… quoique je ne m’appelle pas St Ex...

Ma tête est vide, vide comme un grenier ou l’on vient de faire le ménage, c’est un peu comme si tous les souvenirs, les idées, les projets s’étaient envolés, comme si quelqu’un avait appuyé sur la touche « Formater » et que le disque dur était devenu vierge…

Il est vrai que l’ordinateur est à l’image de l’être humain et il ne pourrait en être autrement étant donné que c’est sa création. La seule différence est que l’être humain à des états d’âme, l’ordinateur, lui, n’en a pas, il n’a aucun sentiment, il est froid, mécanique, systématique, impitoyable, on appuie sur une touche et il réagit aussitôt, sans se préoccuper des conséquences.

Il en va tout autrement pour l’être humain, ce qui serait génial ce serait de pouvoir écrire un mot, un sujet, un concept, l’ordinateur proposerait un échantillon de thèmes ensuite l’écrivain n’aurait qu’a choisir celui qui l’inspire et écrire la suite selon son humeur, ses états d’âmes…

L’intelligence artificielle au service de la création… Ne serait-ce pas merveilleux ?

La création pour le plaisir de la création…

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