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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

resume de livres

Prisonniers du temps

31 Mai 2021, 20:09pm

Publié par Cire Cassiar

Un très bon thriller comme savait si bien le faire Michael Crichton.

Prisonniers du temps de Michael Crichton

Voici mon résumé provenant de La maison d'édition Robert Laffont de 1999.

Sur une route, au milieu du désert du Nouveau Mexique, un automobiliste manque de justesse d’écraser un homme qui titube et s'écroule sur la chaussée; Apparemment gravement blessé, habillé de vêtements d’une autre époque, celui-ci marmonne « Castelgard » mais à son arrivée à l'hôpital, il meurt entre les mains des médecins qui ne comprennent rien de ses blessures et micro déformations physiques aussi bien externes qu’internes.

Sans autre pièce d'identité pour l’identifier qu’un simple pendentif portant le sigle de l’ITC (International Technology Corporation), ils font appel au Sheriff, mais peu de temps après, un employé de l’ITC  se présente pour réclamer le corps et tous les documents médicaux, sur ordre de Robert Doniger, haut responsable de l’ITC.

Parallèlement, dans une vallée de la Dordogne, sur le site archéologique de Castelgard, l’archéologue Edward A. Johnston, et son assistant, André Marek, d’origine écossaise, évoquent de la bataille qui eut lieu en avril1357 pendant la « Guerre de Cent ans » dans le château de La Roque qui surplombe le village et le monastère.

D’après l’histoire, les Anglais, commandés par Lord Oliver, auraient été assiégés par l'armée française, dirigée par le seigneur Arnaut.

Lord Oliver qui cherchait à décourager les Français, pendit sa prisonnière, Dame Claire, la sœur du seigneur Arnaut. Mais cela eut pour effet de provoquer la réaction inverse et la bataille ne dura qu'une nuit.

Après avoir reçu un appel, pour le moins bizarre, du Sheriff du Nouveau Mexique, le professeur Johnston, dont les recherches sont commanditées par L’ITC, devient perplexe quant aux motivations réelles de Doniger et décide d’aller sur place pour savoir de quoi il en retourne.

Pendant ce temps, Marek et son équipe, Kate et Chris, fils du professeur, explorent un effondrement, près du monastère, qui met à jour une galerie; Ils y découvrent une toile cirée contenant divers documents et un verre de lunettes; Il s’avère, qu’après datation au carbone 14, celui-ci correspond aux lunettes de rechange du professeur Johnston…

Il y avait aussi un parchemin daté du 2 avril 1357, signée de la main même du professeur, et qui semble demander de l’aide, les spécialistes confirment qu'elle date bien de six cents ans.

Subjugué par cette découverte, Chris téléphone à Doniger pour lui demander ce qu'est devenu son père et à la suite de ses réponses évasives, il le menace de porter plainte.

Doniger l’implore de venir au centre de recherche d'ITC avec son équipe, Marek, Kate, Josh et François.

Arrivés sur place, Doniger leur fait la révélation que l’ITC cherche à construire une machine de téléportation et qu’à ce jour ladite machine a permis de créer, après quelques essais plus ou moins heureux, un unique passage stable entre le Silver City d’aujourd'hui et le Castelgard de 1357, ce qui explique la raison des fouilles commanditées.

Lorsque le professeur Johnston est venu quelques jours auparavant, il a décidé d’utiliser le passage pour aller voir dans le passé à Castelgard, il était accompagné d’une escorte d’anciens militaires mais ne sont pas revenus.

Doniger propose à Chris et à ses camarades de partir à leur recherche, grâce à cette machine, pour les ramener dans le présent.

Il leur remet à chacun un pendentif ITC, une sorte de balise, qu'ils peuvent utiliser pour déclencher leur voyage de retour et il leur adjoint deux ex-militaires, comme soutient tactique.

Mais rien ne se passe comme prévu, à peine sont-ils arrivés en 1357, pris dans la tourmente, qu’ils sont attaqués par des cavaliers.

L'un des deux militaires est tué sur le champ et le deuxième, gravement blessé, dégoupille une grenade en activant son pendentif pour être rapatrié, cependant celui-ci est mortellement blessé, arrive mort dans le présent alors que la grenade explose en endommageant la machine, condamnant ainsi le reste de l’équipe.

Les dégâts, considérables, rendent celle-ci inutilisable, l’équipe d’ITC, contre l’avis surprenant de Doniger, tente absolument de la réparer pour assurer le retour de l’équipe de Chris, le temps leur est compté.

Au moyen âge, pris dans un conflit qui les dépasse, l’équipe se retrouvent tantôt prisonniers, tantôt malmenés mais finissent par retrouver le professeur qui se fait passer pour une sorte de mage, celui-ci tente de les protéger en les faisant passer pour ses assistants.

Les voila embarqués dans une course contre la montre, car s’ils veulent revenir, ils doivent respecter un délai de trente-sept heures pour être au rendez-vous.

Au monastère, nos comparses rencontrent Dame Claire et constatent que le cours de l'histoire a été altéré car celle-ci est encore vivante.

Marek tombe aussitôt amoureux d’elle et fait tout pour la délivrer de ses bourreaux.

Durant les combats, ils doivent affronter, Dekere, un ex-membre frustré de l’ITC, qui a fait le voyage avant eux, celui-ci est, entre temps, est devenu un farouche chevalier dans le camp adverse.

Ils doivent utiliser toutes leurs ressources pour échapper à Dekere et au pire, ils doivent atteindre un lieu dégager, avant la fin du délai de trente-sept heures, afin d’activer leur dernière balise de retour.

A l’instant ultime, Marek, passionné de moyen âge, décide de rester pour y vivre avec Dame Claire.

Le reste de l’équipe, accompagné du professeur, réussissent enfin à retourner au temp présent.

Quant à Doniger, qui avait tout fait pour retarder les réparations des assistants Josh et Kramer, est envoyé, en représailles, en 1357 ou il y finit tuer par un chevalier.

Plus tard, l’équipe et le professeur retourneront aux ruines de Castelgard pour y découvrir le sarcophage de Marek et Dame Claire, apprenant ainsi qu’ils survécurent à la guerre de cent ans, se marièrent et eurent trois enfants.

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Une trace dans le ciel

16 Février 2020, 21:10pm

Publié par Cire Cassiar

Une trace dans le ciel de Agnes Clancier
Maryse Bastié

Maryse Bastié, était un petit bout de femme, avec une grande détermination, peu de choses pouvaient l'empêcher d'atteindre son but, rien ne pouvait la retenir, c'était une femme libre, maîtresse de son destin, elle qui a couru tous les dangers, vu si souvent la mort de près, se retrouve le 21 mars 1944 privé de liberté et n'est plus en mesure de décider de son sort. Sera-t-elle torturée par la Gestapo ? Sera-t-elle fusillée demain matin ?

Dans un cachot, en attente de la mort, on a le temps de penser à ce que fut sa vie et l'auteure nous la fait revivre par petites tranches, comme des bribes de sa mémoire qui referaient surface au moment ultime.

Mariée très jeune à un artiste peintre volage, mère d'un jeune garçon, puis divorcée, elle consacrera sa vie à l’aviation. Lorsque Maryse a une idée en tête, rien ne l’arrête et, contre l'avis de tous, elle apprend à piloter.

Une nouvelle vie commence, elle sera l'une des premières aviatrices françaises célèbres, elle réalisera plusieurs exploits, tel un record de durée avec 37 h 55 de vol, un premier record de distance de 1 058 km entre Le Bourget et Trepto sur Rega en Poméranie, un deuxième record de distance de 2 976 km du Bourget à Uhring-URSS puis la traversée de l’Atlantique Sud, de Dakar au Sénégal à Natal au Brésil avec plus de 3 000 km.

Maryse volera dans une position des plus inconfortable, sans dormir et dans un bruit assourdissant pendant 37 heures 55 lors de son record du monde de durée en vol, record qui n’a jamais été battu depuis, elle frôlera la mort à plusieurs reprises « passer la nuit à bord d’un avion est terrifiant. Il faut accepter de n’être plus qu’un misérable corps de chair et de sang fonçant dans l’obscurité, enfermé dans une dérisoire armure de métal, à peine éclairé par le halo blême des appareils de bordTout autour, la nuit immense et vide. La mort peut-être ».

La mort était le passager clandestin des aviateurs dans ces années-là, mais il fallait vivre et le métier de pilote ne payait pas, alors on était prêt à tenter le diable s'il le fallait.

Comme le disait si bien Mermoz « Pour nous, l’accident ce serait de mourir dans un lit ».

Elle apprend la mort de son deuxième mari, de ses amies et amis, Hélène Boucher, Maryse Hilsz, Mermoz, Drouhin, Henri Guillaumet, Léna Bernstein, cette dernière fortement endettée est assignée à résidence à Biskra préférera se suicider au gardénal dans le désert algérien plutôt que d'être interdite de vol.

Puis la mort de Germain, ce fils né de son premier mariage, terrassé par la typhoïde.

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, Maryse restera celle qui ne renonce jamais, la guerre est là et pour elle la présence des Nazis dans Paris est une humiliation, combative, alors elle s'engage comme pilote avec le grade de sous-lieutenant mais sera démobilisée, les femmes ne seront pas autorisées à combattre en vol, elle s'engage donc dans la croix rouge pour aider les prisonniers de Drancy et c'est là qu'elle entrera dans la résistance au nez et à la barbe des Allemands en faisant circuler, au péril de sa vie, des informations cruciales pour les combattants. Bousculée par un soldat Allemand lors du départ d'un train de prisonniers pour l'Allemagne, elle se fracture le coude droit et ne pourra plus jamais piloter.

Libérée, elle ne sait pas exactement pourquoi, certainement surveillée, elle restera discrète mais efficace jusqu'à la libération.

Elle qui a toujours lutté pour l'égalité des sexes, découvre qu'elle est devenue célèbre et sera promue dans l'ordre de Légion d’honneur à titre militaire.

Elle retrouvera une place dans l'aviation, dans le service de relations publiques du centre d'essais en vol, mais y rencontrera la mort en 1952 lors d'un vol d'essai du prototype du Nord Atlas.

Cette biographie, écrite à la manière d'un roman, vous tient en haleine jusqu'à la dernière page.

L'auteure a su y décrire le caractère d'une femme hors du commun qui nous a laissé « une trace dans le ciel ».

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Le mur

19 Janvier 2020, 19:36pm

Publié par Cire Cassiar

Le mur de Jean Paul Sartre
Le mur de Jean Paul Sartre

Recueil de cinq nouvelles dont la première donne le titre au livre « le mur »

La première nous raconte l’histoire d’un prisonnier de la guerre d'Espagne qui devrait être fusillé à l'aube, Pablo, républicain, il se retrouve dans un sombre cachot des prisons de Franco accompagné de Tom un membre des Brigades Internationales, Juan, jeune espagnol, dont le frère est un ardent républicain, Pablo passe la nuit à réfléchir sur sa condition et sur celle de ses compagnons d’infortune, sera-t-il réellement fusillé… ?

La seconde nouvelle, l’auteur nous met face aux pensées d'un homme qui est devenu fou mais dont sa femme ne veut pas abandonner. Celle-ci l’aime profondément et fait tout ce qu’elle peut pour se rapprocher de lui, contre la volonté de sa famille, y arrivera-t-elle ?

Dans « Erostrate » c’est la vision d’un homme qui se sent exclu. À cause de cela il envisage d’assassiner un bon nombre de personnes avant de se suicider. Pour cela il parcourt les rues de son quartier en cherchant des victimes potentielles. Ira-t-il jusqu’au bout de son geste ?

La quatrième nouvelle « Intimité » nous brosse le portrait d’une jeune femme, dénommée Lulu, mariée à Henri, un impuissant. Ce qui ne dérange nullement Lulu, qui n’a aucun scrupule à prendre un amant à l’occasion. En revanche son mari lui fait sans arrêt des reproches sur son éducation, qu’il considère inférieure à la sienne. Une amie de Lulu, finira par la convaincre de le quitter, mais ira-t-elle jusqu’au bout de sa résolution ?

Dans « L’enfance d’un chef » Lucien se demande s’il est une fille ou un garçon. Son père, industriel important de sa région, s’efforce de lui enseigner que son avenir est d’être « Chef ». Pendant des années Lucien va chercher à savoir ce qu’est un chef, jusqu'au jour où il va faire la connaissance d’un jeune homme qui va lui faire entrevoir comment le devenir et être respectable en intégrant l’Action Française, un groupuscule d’extrême droite. Lucien s’affirme et finit par justifier sa place avec cette idéologie exécrable en se disant que de toute façon c’était sa destinée…

Ces cinq nouvelles nous démontre l’impact de l'enfermement, qu'il soit physique ou mental. L’essentiel est ce qui se passe dans la tête de chacun (e), en choisissant comme titre « le mur » Sartre a voulu montrer le parallèle entre le mur physique du fusillé et le mur psychologique des autres personnages.

Ce ne sont pas des nouvelles réjouissantes, mais plutôt cruelles de vérité.

 

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Un peu de silence en cette ère si bruyante

11 Août 2019, 16:53pm

Publié par Cire Cassiar

Quelques grammes de silence
Un peu de silence

Auteur : Erling Kagge – Editions Guy Saint-Jean – 2017 – 140 pages

 

Explorateur Norvégien, il a notamment joint le pôle Sud à ski de fond, seul, en cinquante jours, effectué une expédition en voilier le long des côtes du Chili jusqu’au Cap Horn ou encore longé les cotes de l’Afrique de l’Ouest pour traverser l’Atlantique Sud vers les Caraïbes et remonter ensuite vers la Norvège après un périple de huit mois.

Durant ses multiples voyages, il eut maintes fois l’occasion de rencontrer « le silence » et c’est ce qu’il tente de nous expliquer avec philosophie.

Il fait référence à de nombreux philosophes célèbres, dont entre autres Blaise Pascal, Martin Heidegger, Kant ou encore Sacks mais aussi à des auteurs comme David Foster Wallace ou Jon Fosse.

Ses réflexions sont intéressantes, pertinentes, troublantes et provoquent le questionnement.

Mais « le silence », qu’est-ce que c’est ? Existe-t-il vraiment ? Y a-t-il un endroit sur terre ou l’on peut le trouver ?

Il faut reconnaître que nous vivons dans le bruit permanent, notre société est devenue si bruyante qu’il est extrêmement difficile de trouver du silence quel que soit le lieu où nous trouvons… À moins de partir marcher en montagne ou dans le désert, loin de toute civilisation.

Chez-vous les portes et fenêtres fermées, même si elles sont étanches, vous entendrez toutes sortes de bruits, tel que le réfrigérateur, le ventilateur de votre ordinateur, le radiateur qui se dilate, le tic-tac de l’horloge, le petit sifflement à peine perceptible du chargeur de votre cellulaire, votre respiration ou le bruit de votre digestion…

J’ai eu l’occasion de rencontrer le silence en plein désert Afghan, imaginez-vous au milieu de nulle part, dans un décor lunaire, pas de vent, pas d’animaux, pas d’habitation à des milles à la ronde, rien que vous et vos pensées…

Ayant pratiqué un peu de spéléologie, j’ai eu aussi l’occasion de le tester en éteignant la lumière, les yeux ouverts ou fermés ne faisant aucune différence, sans bouger, on entendait seulement la respiration du voisin, on aurait pu se croire dans une capsule spatiale abandonnée dans l’espace, loin de tous et pourtant nous n’étions qu’à cinquante mètres sous la surface et à deux cents mètres de l’entrée.

Erling Kagge nous fait réfléchir sur le besoin que nous avons parfois de chercher le silence, le besoin de se retrouver seul et d’apprendre à lâcher prise.

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Codex 632 - le secret de Christophe Colomb

5 Août 2019, 16:47pm

Publié par Cire Cassiar

Le secret de Christophe Colomb
Codex 632

 

Auteur : J.R Dos Santos aux Editions Hervé Chopin, collection Pocket – 2015 – 443 pages

 

Le professeur Toscano, qui effectuait des recherches sur la conquête du Nouveau Monde au Brésil est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel dans de curieuses circonstances.

Le célèbre cryptologue Tomas Noronha est contacté par Nelson Moliarti, un représentant de la Fondation pour l’histoire des Amériques, et le charge de découvrir sur quoi travaillait le professeur, en effet ce dernier aurait codé ses notes dont une partie importante aurait été enfermée dans un coffre de sûreté dont sa femme n’en connaît pas la combinaison.

La fondation semble avoir un budget important et tient absolument à obtenir des résultats, Tomas est loin de se douter que sa vie va être bousculée, la découverte du professeur portait sur l’identité réelle de Christophe Colomb, ce qui tend à démontrer qu’il est loin d’être celui que l’on a toujours pensé.

Même si ce roman dit « historique » est basé sur des faits et des documents réels, il n’en reste pas moins que ce n’est que pure fiction. Il faut reconnaître que Dos Santos cherche à se rapprocher des romans comme « le nom de la rose » ou « le code Da Vinci » et il y arrive presque à cela près qu’il y a souvent trop long longueur, trop de répétitions, ce qui ralentit le rythme de la lecture jusqu’à décrocher de l’intrigue principale.

De plus la vie personnelle de Tomas peut paraître futile dans un tel contexte, on en arrive à penser que ce roman de quatre cent quarante-trois pages aurait très bien pu être réduit de moitié sans perdre de son intérêt et aurait pu être, de ce fait, une nouvelle palpitante, au lieu de cela, arrivé à la fin on a l’impression d’être devant un pétard mouillé.

Pour les amateurs de ce genre de lecture, un peu lourde avec beaucoup de longueurs, bourrée de détails, bourrée de retours sur les explications mais qui reste malgré tout intrigante, elle permet d’apprendre beaucoup de choses sur la vie de Christophe Colomb, c’est malgré tout un bon roman pour passer le temps.

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Morovan le terrible

4 Février 2019, 17:19pm

Publié par Cire Cassiar

Erath, fils de Khar le sage, fuit en compagnie de Zoltan, dit « le brave », son garde du corps, ce dernier est accusé injustement, par Morovan « le terrible », de complot contre le protectorat.

Morovan, fils d’une maîtresse de Khar, n’est en fait que le demi-frère inavoué de Erath, il veut, depuis la mort du Grand Khar, le pouvoir sans condition et pour cela il est prêt à tout et à toutes les bassesses, fourberies et trahisons.

Après avoir empoisonné plusieurs membres de la famille et des membres du conseil, il accuse Zoltan et fait exécuter les cuisiniers, prétextant qu’ils étaient sous les ordres de Zoltan, éliminant de ce fait toutes traces et tous témoins.

En tant que Grand Tétrarque, nommé par le Grand Khar quelques semaines avant sa mort, il proclame l’état d’urgence et s’empare du pouvoir malgré les réticences du conseil qui prétendent que seul Erath peut reprendre le trône et qu’il leur faut le témoignage de celui-ci pour élucider la question, car Zoltan et lui sont très liés. En effet non seulement il est son garde du corps mais fut aussi son éducateur.

Morovan déclare solennellement devant les membres restant que si Zoltan s’est enfui et de toutes évidences en enlevant Erath, c’est qu’il est coupable ou peut-être même qu’Erath n’a pas été enlevé mais assassiné et lui seul, Morovan, peut ramener mort ou vif le renégat mais ne peut garantir qu’il soit capable de retrouver Erath vivant.

En fait, secrètement Morovan souhaite retrouver les deux comparses afin de les éliminer et d’accéder au trône sans conteste, mais les prêtres sont formels, il faut qu’Erath soit déclaré officiellement mort pour que la lignée soit éteinte et permettre son accession au trône.

Fou de rage, il lève une petite troupe de mercenaires et part en chasse.

Erath est jeune mais aidé de Zoltan, il espère gagner la mer du Nord et atteindre l’île intouchable de Valpago, mais pour cela ils devront traverser la plaine désertique de Golam, balayée par des vents violents et des tempêtes de sable, ensuite traverser la forêt réputée impénétrable de Nabok, peuplé d’êtres étranges sur lesquels circulent toutes sortes de légendes, franchir la chaîne des Aspels haute de huit mille mètres pour enfin dévaler le Chorum, fleuve impétueux, alimenté par les neiges des Aspels, qui mène à la mer du Nord.

De la, ils devront prendre le navire amiral, un grand voilier à trois coques, reliées entre elles par une aile, dotée d’une grande voile carrée plus deux voiles latérales inclinées à quarante-cinq degrés, lui permettant d’atteindre des vitesses incroyables et de sauter par-dessus la crête des hautes vagues de la mer du Nord. Peu de marins savent piloter cet engin, Erath l’a appris de son père lorsqu’ils venaient en villégiature chaque année.

Morovan, quant à lui devra se contenter d’un navire de guerre conventionnel, lourd mais efficace dans les fréquentes tempêtes de la mer du Nord.

L’île de Valpago est un domaine réservé et protégé des dieux, seul les monarques de Vallande, le pays d’Erath, ont le droit de venir sans prévenir et sans autorisation.

Gardée jalousement par les Jasta, une confrérie militaro-mystique, dont les meilleurs forment la garde rapprochée du Grand Khar, Zoltan y fut élevé et entraîné, grâce à ses qualités et son érudition, il fut choisi comme précepteur pour Erath.

Morovan n’a aucune idée de ce à quoi il va s’attaquer, il croit que ce ne sont que des moines possédant quelques pouvoirs magiques sans importance, il est convaincu qu’il n’en fera qu’une bouchée.

Seulement, le chemin est long et les embûches vont s’accumuler de jour en jour et affaiblir la troupe.

Il ne lui restera que la moitié de ses hommes lorsqu’il accostera sur l’île, épuisé par la traversée ils devront affronter les terribles Jasta, pendant ce temps Zoltan et Erath, afin de protéger la confrérie et ne voulant pas leur faire subir la hargne de Morovan, profiteront d’un vent favorable pour quitter l’île à bord d’une sorte de dirigeable à air chaud mû par un moteur à vapeur.

Morovan, voyant son rival s’enfuir à nouveau, de rage mettra le feu au village avant de rebrousser chemin avec le restant de sa troupe, maintenant c’est une course contre la montre qui s’engage ou chacun devra utiliser toutes ses ressources afin d’arriver le premier devant le grand conseil.

Morovan, arrivera-t-il à corrompre suffisamment les habitants de Vallande afin de l’aider à empêcher Erath d’atteindre son but ? Sera-t-il assez fourbe et vénal pour convaincre certains membres du conseil régional d’intervenir en sa faveur en échange d’un poste au futur conseil national ?

Morovan est riche et puissant, hargneux et tenace mais aussi soutenu par une frange de la gouvernance. Khar le sage ne s’était pas fait que des amis au cours de son règne.

Erath est jeune et fougueux, Zoltan est le contrepoids fidèle à la parole de Khar, il est prêt à donner sa vie pour sauver Erath.

Parviendront-ils à relier Valpago à Valreal, comment, arriveront-ils à temps pour l'accession au trône et dans quel état ? Les traîtres, les fourbes et les renégats sont nombreux sur le chemin du retour.

*nouvelle en cours de rédaction...

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Embrouille en Corse

23 Juillet 2018, 16:14pm

Publié par Cire Cassiar

Peter Mayle
Embrouille en Corse

Peter Mayle – Ed Nil 2016 – 202 pages; ISBN 978.2.7578.6060.1--------------------------------------

On est bien loin des premiers livres comme « Une année en Provence » « Hôtel Pastis » ou encore « Château l’arnaque » je ne sais pas si c’est une commande parce qu’il y en a trois si l’on ajoute « Embrouille en Provence et Embrouille à Monaco » ou si Peter Mayle a voulu s’amuser mais « Embrouille en Corse » se lit sans effort intellectuel et avec une intrigue assez facile à deviner ;

Certes ce n’est pas un chef-d’œuvre d’écriture et certainement pas un best-seller, ce n’est rien d’autre qu’un petit polar d’été parmi tant d’autres.

C’est l’histoire d’un homme riche et discret, Francis Reboul, héros de plusieurs de ses romans, qui habite une luxueuse maison admirablement bien située géographiquement dans les environs de Marseille.

Arrive un richissime russe, Oleg Vronsky, dont le passé douteux ne laisse présager rien de bon, ce dernier se cherche une maison sur la côte et bien évidemment il découvre celle de Reboul et la veut absolument.

Pour cela il est prêt a tout, même jusqu’à engager des tueurs à gage russes qui eux vont engager des tueurs à gage corses mais ce qu’il ne sait pas c’est que notre ami Reboul a beaucoup de relations, y compris dans la police et en Corse.

On commence par un verre de rosé puis on y boit du champagne à toutes occasions, comme si les riches ne buvaient que cela, on fait de bons repas bien arrosés, on se déplace en voiture avec chauffeur et en jet privé bien entendu. Bref ! Un peu d’intimidation, un soupçon de surveillance, quelques relations curieuses avec la mafia corse, mais rien qui vaille la peine de s’y attarder, tous les ingrédients sont là pour en faire un petit roman policier mais la sauce ne prend pas.

On a du mal à y croire, c’est très superficiel, une écriture de débutant.

Pour ceux qui ont aimé les autres œuvres de Peter Mayle, je le déconseille, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un bon début sans prétention.

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Impossible mission au Sahara

17 Mars 2015, 20:48pm

Publié par Cire Cassiar

Impossible mission au Sahara

Auteur : Daniel Malassis aux Éditions de la Boussole - 2001 / 159 pages

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Durant la traversée de la Méditerranée, de Marseille vers l’Algérie, Piotr, jeune artiste peintre russe, fait la connaissance d’Yves de Bellechasse, sous-lieutenant des Compagnies Sahariennes. Ce dernier se lie d’amitié et intercède auprès du capitaine de la compagnie afin de permettre à Piotr de participer à une méharée qui les mène en trois semaines de Ghadamès à Fort-Gardel. En possession d’un ordre de mission du gouvernement Russe, pays ami de la France, Piotr sollicite l’aide des Compagnies Sahariennes afin de lui permettre d’étudier la vie des nomades. Le capitaine décide de lui affecter une chamelle, la tenue de rigueur pour ce type de région et tout le matériel nécessaire à la survie en plein désert.

Peu de temps après son arrivée à Fort-Gardel, il part pour une méharée de quinze jours, en compagnie d’Abdallah de la tribu des Kel-Rela, ami des français. Son but, visiter les peintures rupestres du Tassili et s’entrainer en vue d’une traversée bien plus difficile en solitaire qui devrait l’amener à rejoindre le frère Charles de Foucault.

Abdallah, lui enseigne les rudiments de la survie en zone désertique ainsi que les balbutiements du Tamashek, la langue des Touaregs.

Fort de son expérience, il part donc à l’assaut de cette mer minérale, tantôt chevauchant sa chamelle, tantôt à pied. Il fait des rencontres chaleureuses et quelques fois dangereuses.

En état de survie permanent, à la merci d’un point d’eau, d’un puits saboté ou le prochain se trouve à trois jours de marche, ergs, djebels, forêt de pierre se succèdent ou fort heureusement la chamelle a senti l’eau.

Tempête de sable, soleil de plomb et chaleur suffocante le jour, ciel étoilé et froid glacial la nuit, les jours se succèdent dans un paysage irréel.

Charles de Foucault, lui apprend le Tamashek, grâce à cela il peut se mêler aux habitants du désert. Méditation, contemplation, conversation et les échanges culturels font de lui vrai nomade, mais l’ombre de la guerre le rattrape, il décide alors de s’engager auprès des français et demande à surveiller discrètement la frontière, avec du matériel de communication et en solitaire afin de ne pas éveiller les soupçons.

C’est ainsi que son intégration parmi la population et sa connaissance du Tamashek lui permettent de surprendre des conversations qui durant dix-huit mois, aident les français à intercepter des caravanes d’armes destinées à l’ennemi.

L’assassinat du frère Charles de Foucault signe pour lui la fin de sa mission.

La France, par l’intermédiaire d’Yves de Bellechasse et des Compagnies Sahariennes, le décore et le nomme Lieutenant, titre qui lui sert de laissez-passer pour retourner en son pays.

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Le dépanneur

17 Mars 2015, 20:42pm

Publié par Cire Cassiar

Roger Knobelspiess  – Ed du Masque – 2003 – 196 pages   ISBN : 2-7024-3182-8

 

Jojo travaille comme dépanneur de nuit pour oublier Gisèle.

Un soir, il est envoyé Porte maillot au Royal Concorde Lafayette pour récupérer une Peugeot 406 dans le parking sous-terrain.

Durant le chargement du véhicule, une fusillade éclate entre des policiers et des truands, les balles sifflent aux oreilles de Jojo et un policier est abattu.

Jojo s’enfuit à toute vitesse avec le véhicule, ce qui a pour effet d’accuser Jojo du meurtre du policier et de mettre les truands dans tous leurs états.

Commence alors une traque impitoyable ou policiers et malfrats sont à ses trousses jours et nuits.

Avec l’aide de Michel, un ami garagiste, il se planque dans une maison de campagne et découvre que la voiture est bourrée de liasses de billet de banque cachés dans les garnitures.

Michel rêve de grand voyage de nouvelle vie, alors que Jojo, trop honnête ne pense qu’à sauver son honneur.

Trahis par une de ses copines, indic pour la police, Michel est abattu en pleine nuit dans son propre lit, Jojo est assommé et l’argent disparait.

Jojo est seul, tout le monde le croit coupable, sa photo est diffusée partout, il ne lui reste que son copain Mouloud, propriétaire de restaurant.

Ce dernier lui trouve une planque dans un hôtel de passe en attendant de trouver l’adresse de l’indic qui à trahis Michel. Jojo espère ainsi découvrir qui à l’a tué et volé l’argent.

Repérés par les policiers, pistés par les malfrats, lors d’une fusillade en pleine rue, ils tentent une échappée au cours de laquelle Mouloud est arrêté.

Jojo est à nouveau seul, il se rend à l’adresse de l’indic et tente naïvement de la faire parler mais celle-ci apeurée s’enfuit retrouver son contact, Alibert.

Le temps de réaliser que c’est lui l’assassin de Michel, celui-ci l’étrangle et l’abandonne dans sa voiture sur le bord de la route.

Alibert fuit à son tour vers le sud à tombeau ouvert.

Le commissaire Guyard découvre peu à peu qu’Alibert est un flic pourri, mais les preuves sont insuffisantes.

Pendant ce temps Jojo tombe lors d’un contrôle de routine; Emprisonné, il pense à Gisèle, à celle qu’il n’aurait jamais du laisser partir.

Alibert, roule vite, trop vite et dérape sous la pluie et meurt bêtement dans un accident de voiture.

Gisèle, de retour de voyage, décide de revoir Jojo mais choqué par les informations, elle part immédiatement dans sa famille.

Finalement, le commissaire Guyard découvre la culpabilité d’Alibert et disculpe entièrement Jojo.

Le voila libre, blanchi de tout soupçons…la cavale est enfin terminée…retrouvera-t-il Gisèle ?

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Mon avion et moi

11 Mars 2015, 20:41pm

Publié par Cire Cassiar

Charles Lindbergh
Charles Lindbergh

Auteur : Charles Lindberg / Publié en 1996 (217 pages)

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Subjugué par l' aviation et les aéroplanes des l'age de 10 ans, il oriente ses études vers ce milieu, sans pour autant avoir approché ni même touché un avion de près. Ce n'est qu'en 1922, à l'age de 20 ans, qu'il se décide à prendre des leçons de pilotage dans le Nebraska, leçons qu'il devra interrompre par manque d'argent; Qu'à cela ne tienne, il se fait engagé comme aide auprès d'un pilote qui fait des exhibitions aériennes dans les foires de villes et de villages. Casse-cou de nature, il effectue des sorties sur les ailes, se pend par les pieds la tête en bas ou saute en parachute.

Un an plus tard, il achète son premier avion, un Curtiss Jenny, un petit biplan d'entrainement réformé après la première guerre. C'est avec cet avion qu'il fera son premier vol seul à bord, qu'il transportera son premier passager et qu'il effectuera la traversée de tous les États d'Amérique du Nord en effectuant des exhibitions aériennes pour payer son voyage. C'est durant ce périple qu'il se forgera comme pilote.
En mars 1923, il intègre l"école militaire des cadets de l'aviation, sur le terrain de Brooks, ou il suit un entrainement rigoureux avec cent quatre (104) autres candidats pilote. Puis transféré à Kelly, il y reçoit ses "Ailes de pilote" après avoir suivi l'entrainement de pilote de chasse, à ce moment la il ne restait plus que 18 pilotes sur les 104. A sa sortie il y reçoit le grade de sous-lieutenant de la reserve.

À nouveau libre il reprend ses exhibitions aériennes de jour comme de nuit, poussant toujours plus loin les limites du vol et ses propres limites.
En novembre 1925, il devint lieutenant pilote pour la Garde Nationale, ce qui lui permet de continuer à se perfectionner et à piloter des avions plus performants.

Avril 1926, il inaugure une des premières lignes de poste aérienne, ou il y vole de jour comme de nuit, quelque soit les conditions météorologiques, ce qui lui vaudra de sauter en parachute, par deux fois, en abandonnant son avion au dessus du brouillard, dont une fois de nuit...

C'est fin 1926, qu'il pensa pour la première fois à la traversée New York - Paris.
Depuis lors, il met tout en oeuvre pour atteindre son objectif en concevant, avec l'aide d'ingénieur mécanicien de St Louis, son avion qu'il nommera le "Spirit of St-Louis" en l'honneur des hommes d'affaires de cette ville, qui ont crus en son projet pourtant un peu fou.
Cet avion, un petit monoplan à ailes hautes n'est équipé que d'un seul moteur de 200 chevaux et cet avec lui qu'il réussira la traversée en sacrifiant tout les objets non essentiels et même essentiels, comme le canot de sauvetage, au profit de quantités supplémentaires de carburant. Seul, assis sur un siège en osier avec deux sandwich préparés par sa mère, il décollera lourdement le 20 mai sur un terrain détrempé par la pluie en ne voyant vers l'avant que grâce à un périscope.

La traversée mouvementée, tantôt au raz des flots, tantôt dans les nuages et parfois dans la pluie, l'amène sur les côtes de l'Irlande et de là Cherbourg puis Paris ou il atterrit de nuit sur l'aéroport du Bourget.
Un foule immense l'attend, une marée humaine envahi le terrain.

Le 21 mai 1927, il avait 25 ans et avait triomphé la ou d'autres avaient échoués.
Par cet exploit, Charles Lindberg avait réunis à nouveau l'Amérique et l'Europe.
Il est difficile de décrire ce que fut les différents accueils ou réceptions en France, Belgique, Grande Bretagne, puis New York et St Louis.

Jamais pilote ne fut autant acclamé, jamais pilote ne déplaça autant de monde autour de lui.
Lindberg était non seulement un grand pilote mais c'était aussi un grand homme par sa clairvoyance, sa modestie et son humanité.

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