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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

Nous voulions voir le toit du monde - Delhi - Lucknow

28 Janvier 2019, 19:37pm

Publié par Cire Cassiar

Voulant échapper au tumulte de la ville, nous enfourchions notre vaillante « deudeuch » pour rejoindre, par le chemin le plus direct, l’entrée du Népal, mais pour cela il nous fallait traverser la province du nord « Uttar Pradesh » la partie la plus peuplée de l’Inde.

Compte tenu de la densité de la population, l’encombrement des routes, la multitude de travaux routiers et les vaches sacrées, nous mettrons plus de douze heures pour parcourir cinq cent cinquante kilomètres.

Sans les amortisseurs de la 2CV et les pneus « grand raid » notre dos et notre postérieur auraient souffert le martyre. De plus lorsque l’on circule dans ces contrées, la qualité du carburant que l’on y trouve laisse plutôt a désirer, suivant comment a été entreposé le carburant, l’indice d’octane n’est pas toujours respecté, mais le moteur exceptionnel de cette extraordinaire véhicule avalait tout ce qui carburait sans broncher.

Je n’ai jamais retrouvé un moteur aussi solide, aussi fiable, peu gourmand et peu délicat.

La chaleur, la poussière et la conduite à gauche dans cette cohue permanente rendaient le parcours éprouvant, surtout dans un pays ou personne ne respecte le code de la route et conduit au klaxon.

La route, quoique route est un bien grand mot, ressemblait plus à une piste et traversait dans les plaines Indo-gangetiques entre le Gange et la rivière Yamuna.

Un climat, semi-aride en hiver, avec des températures variant entre 15° le matin et 25°C le jour, une végétation naturelle relativement abondante et une culture dominante, la canne à sucre.

Voilà un portrait rapide de cette région que nous n’avons fait que traverser, les seuls souvenirs qui me restent de ce trajet resteront les camions décorés, les scooters, les vélos avec des remorques lourdement chargées, les animaux domestiques de toutes sortes, les innombrables piétons, souvent pieds nus, les nids-de-poule, les bosses et les éternelles vaches sacrées qui déambulent n’importe où, dans n’importe quel sens et parfois s’allongent au beau milieu du chemin.

Je revois l’arrivée à Lucknow en fin de journée avec un énorme soleil couchant de couleur ocre, la poussière ambiante, la fumée et toujours cette densité humaine dans l’anarchie la plus totale.

Nous trouverons refuge dans un modeste camping, ou plutôt une arrière-cour sommairement aménagé.

Ce soir-là, après les échanges d’usage, voyant nos origines et notre accent, le propriétaire, vraisemblablement curieux de parler avec deux Français venant de si loin, nous invitera à souper avec eux.

Lucknow
Lucknow

C’est dans le partage d’un repas familial que l’hospitalité indienne se révèle le mieux, il faut comprendre que donner et partager, favorise un bon karma… Notion que nous devrions adopter plus souvent...

L’Inde est très codifié, les croyances et les religions sont fortement ancrées dans la société.

C’est là que j’ai appris les us et coutumes locales, tout d’abord nous devions enlever nos chaussures en entrant, lors des présentations, nous qui avions l’habitude de se serrer la main, il fallait éviter de toucher quiconque, ensuite nous avons été disposés autour de la table dans un ordre précis et notre hôte a pris le temps de nous expliquer comment le repas allait se dérouler.

La main droite étant considérée comme pure, nous devions manger uniquement avec celle-ci, la main gauche devant rester sous la table puisqu'étant considérée comme impure.

Pas facile de manger d’une seule main… fort heureusement le plat qui nous fut servi, le Dal Makhani, était composé de haricots noirs Urad, de haricots rouges, crème fraîche et épices, le tout disposé dans un plat en aluminium avec des morceaux de pain naan.

Essayez d’attraper la nourriture en sauce avec un morceau de pain et d’une seule main, vous verrez que c’est tout un défi, surtout quand c’est merveilleusement bon et que vous ne voulez rien laisser.

Il faut reconnaître que la cuisine indienne, même végétarienne, est très goûteuse, grâce à tout ce mélange d’épices et au mode de cuisson, parfois un peu trop épicé pour les papilles occidentales…

Qu’à cela ne tienne, le Chai, la boisson nationale à base de thé et de lait aide à éteindre le feu des épices et pour terminer, la cuisinière nous avait préparés, en dessert, un délicieux « Gajar Ka Halwa » une sorte de pudding sucré à base de carottes râpées, servi avec une garniture d’amandes. J'étais loin d'imaginer un dessert a base de carotte...autres pays...autres mœurs.

Malgré le fait que notre anglais était approximatif, nous avons pu échanger nos impressions durant le repas, notre hôte était fort sympathique et souriant.

Après s’être lavé les mains, nous nous sommes quittés avec les salutations d’usage, les deux paumes de main jointes, placées devant le visage en disant « Namasté ».

La coutume dit "les deux mains expriment l’esprit ou le Soi rencontre le Soi"

Quelle belle image !...

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Nous voulions voir le toit du monde - New Delhi

21 Janvier 2019, 18:52pm

Publié par Cire Cassiar

Delhi ou New Delhi ? en fait la deuxième se trouve au centre de la première et c’est le siège du pouvoir, habité essentiellement par la bourgeoisie, donc plus calme, le pourtour, constitué de quartiers très différents dont un au nord, appelé aussi « Old Delhi ».

Autour du centre-ville c’est le chaos, cela peut être un choc a quiconque débarque de l’avion en provenance de l’Occident.

Arriver en voiture, nous a permis de nous adapter graduellement à l’environnement et quel environnement !

Nous y ferons une halte de trois jours et bien entendu, il était hors de question d’utiliser la voiture tant la circulation était embouteillée et paraissait désorganisée, effervescente, le meilleur moyen pour s’y déplacer restait les « rickshaws »

Cette fois nous prendrons un motorisé, c’est bruyant mais confortable et surtout on n’a pas le sentiment d’exploiter un esclave…

Décrire cette ville serait difficile, tant elle est surprenante à bien des égards, au premier abord on peut être surpris par la densité multiculturelle de la population, on y croise

Indou a New Delhi
Indou a New Delhi

majoritairement des hindous, mais aussi des musulmans, des sikhs, des bouddhistes et des chrétiens au sein de laquelle, la pauvreté extrême côtoie la richesse, la pollution est omniprésente, le bruit ambiant, les coups de klaxons, tout cela demande un temps d’adaptation.

Il faut se laisser doucement imprégner par l’ambiance et surtout se laisser guider par le chauffeur qui connaît chaque recoin, tous les sites touristiques et les marchés.

Elle peut être belle et fascinante à qui prend le temps de la visiter, si les avenues de New Delhi sont droites et pourraient donner le sentiment qu’y circuler en 2CV doit être possible, il n’en est pas de même pour Old Delhi ou les ruelles sont étroites, tortueuses et encombrées.

Notre séjour commença par la visite des sites les plus connus dont la porte de l’Inde, construite un peu à l’image de l’Arc de triomphe de Paris, puis à l’Est, le majestueux tombeau d’Humayun.

Au sud, près du quartier musulman, le Jardin de Lodi, un parc verdoyant, habitait par d’innombrables oiseaux, ce qui contraste avec le tumulte de la ville, dans lequel s’intègrent parfaitement de multiples tombeaux royaux.

Au Nord, dans le Old Delhi, un exemple type de l’architecture Moghole, la plus grande mosquée de l’Inde, Jama Masjid, édifié en 1650, une vaste cour pavée, une grande porte entourée de cinq arcades de part et d’autre, trois dômes dorés, le tout flanqué de deux minarets.

Puis au Nord-Est le Fort Rouge, c’est comme un immense jardin avec de nombreux pavillons reliés entre eux par des canaux, à la fois utilitaires et décoratifs, dont l’eau provient de la rivière Yamuna.

Sans oublier les temples Hindous, disséminés un peu partout dans la ville, leur architecture est impressionnante, tant par la complexité des œuvres mais aussi par leurs couleurs et la richesse des sculptures.

Tout cela donne faim, surtout lorsque le soleil décline, les odeurs de grillades et d’épices excitent les papilles, il y a des marchands ambulants partout, la cuisine de rue fait partie du quotidien, la plupart des travailleurs, quel que soit leur rang social, viennent se nourrir aux mêmes endroits, un peu comme si les clivages culturels, religieux avaient momentanément disparu.

Comment résister à de juteuses brochettes du fameux poulet tandoori mariné au curcuma et arrosé de sauce aux épices garam masala, ail et cumin dans un pain nan…

Il faut d’abord faire abstraction de l’aspect douteux des lieux, de la propreté ambiante, il est sûr qu’un estomac fragile et non préparé ne résistera pas longtemps à ce traitement.

Une chose est certaine, si vous ne prenez un minimum de précautions, toutes sortes d’ennuis gastriques vous guettent, je vous conterais cela plus loin mais est-ce en Inde ou au Népal ? Je ne sais plus, par contre ce que je sais c'est que j’ai eu droit à ce que l’on appelle une « amibiase intestinale », c’est long et très désagréable avant de pouvoir remanger un peu de tout.

Ce sont les risques du voyage, il ne faut pas s’empêcher de faire quoi que ce soit, si vous avez peur de tout, restez chez-vous !…

Parlons des odeurs, si dans nos sociétés aseptisées nous concevons des multitudes de parfums pour toutes les occasions et des désodorisants pour revenir à l’air sans odeur, en Inde vous passez votre temps a vous demander « quelle est cette odeur ? »

Des odeurs d’épices, des odeurs d’encens, des odeurs douteuses, des odeurs fétides, des odeurs épouvantables, tout cela se mélange parfois, bref un pot-pourri d’odeurs.

Il y en une que nous avions remarqué, assez particulière, loin d’être désagréable, bien au contraire elle ressemblait un peu à du poulet grillé, même s’il n’y avait pas de barbecue dans les environs, parfois envahissante, mêlée de fumée de feux de bois, il nous a fallu plusieurs jours pour comprendre son origine.

Les rivières sont des lieux mystiques, souvent aménagées pour y faire les ablutions rituelles, l’eau jouant un rôle purificateur dans la religion hindouiste, certains viennent simplement se laver le corps, les dents ou leur linge, de quoi surprendre, mais ce n’est pas tout.

Lors d’une promenade sur les bords de la rivière Yamuna, une des sept rivières sacrées de l’Inde, nous remarquions un attroupement autour d’un grand feu, intrigués, nous nous sommes dirigés vers lui et l’odeur était présente, voulant en connaître la provenance nous nous sommes approchés suffisamment pour surplomber les lieux.

Cela semblait un rituel ou plusieurs personnes étaient en transe, d’autres priaient, mais ils étaient tous très bien habillés.

Le feu était assez gros, un tas de bois rectangulaire de deux mètres sur un, d’une hauteur d’un mètre qui fumait abondamment.

Il nous a fallu un bon moment pour le réaliser mais quelle ne fut pas notre surprise de voir dépasser du brasier...deux pieds et en aiguisant notre vision nous pûmes reconnaître...un corps humain, allongé, c’était un défunt et l’odeur de poulet grillé n’était rien d’autre que l’odeur de la chair humaine qui grillait…

Après cela, vous ne voyait plus les choses de la même façon, malgré tout le séjour a Delhi fut un des meilleurs.

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Nous voulions voir le toit du monde; Amritsar - New Delhi

14 Janvier 2019, 18:50pm

Publié par Cire Cassiar

Quatre cent cinquante kilomètres de routes encombrées de toutes sortes de véhicules, charrettes et animaux, fréquentées par de nombreux piétons, marchands ambulants, gamins, religieux et mendiants et le tout en conduisant à gauche avec un véhicule Européen.

Autant dire que nous étions aux aguets et deux paires d’yeux n’étaient pas de trop.

Nous n’avions jamais vu autant de monde, à pieds et si peu vêtu… La pauvreté étant la norme.

Au fur et à mesure que nous approchions du centre du pays, la température grimpait graduellement et la sécheresse rendait les routes poussiéreuses.

Éléphant entre Ludhiana et Delhi
Entre Ludhiana et Delhi

Slalomer entre les vaches sacrées, les nids-de-poule, les travaux, les éléphants, les véhicules qui s’arrêtent n’importe où n’importe quand, ceux qui sont en pannes ou abandonnés, les passages de chemin de fer chaotiques, les accrochages entre conducteurs qui s’interpellent, bref attachez vos ceintures, c’est tout une aventure en soi.

Une circulation désordonnée, certains ne craignant pas de rouler a contresens, les scooters zigzaguaient rapidement entre les véhicules, ce qui n’empêchait pas de trouver une vache sacrée couchée en plein milieu du chemin, tout le monde en fait le tour et les quelques forces constabulaire que nous avions pu entrevoir semblaient complètement déconnectées à moins que ce ne soit nous…

Et le bruit ! Que dire de ce brouhaha continu ponctué de coups de klaxons qui est une façon de communiquer entre conducteurs.

En Inde on klaxonne pour tout et n’importe quoi, pour tourner, doubler, croiser serré, râler, dire bonjour, pour rien…

L’Inde est un autre monde ou les valeurs occidentales ont peu ou pas de place dans cet univers chaotique qui, malgré tout, semble fonctionner.

Nous avions dépassé un rouleau compresseur quelques minutes auparavant et étions stoppés à un passage à niveau, une nuée de gamin gravitait autour de la voiture dans un babillage incessant lorsque tout à coup, toutes les têtes se sont tournées vers l’arrière, il s’ensuivit des cris, des appels en tous sens, tout ce petit monde reflua vers l’origine des cris, instinctivement je m’attendais à voir le rouleau compresseur arriver dans le rétroviseur, or celui-ci avait disparu et quelle ne fut pas ma surprise de voir à la place un nuage de poussière… Il était tombé dans le fossé…

À ce moment-là, le passage à niveau s’ouvrit et la circulation reprit son cours, je me suis toujours demandé, comment un rouleau, roulant à la vitesse d’une tortue, avait pu quitter la route pour terminer dans le fossé ?

Nous n’étions pas au bout de nos surprises, quelques dizaines de kilomètres plus loin, un ralentissement, nous pensions à un accrochage, des travaux ou le passage d’un train, lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, il y avait, sur le bord de la route, le cadavre d’une vache sacrée, entourée d’une nuée de vautours charognards qui s’affairaient à dépecer la carcasse, sous les regards désintéressés de la population locale qui vaquait à ses occupations, comme si tout était normal, le lendemain il ne restera plus qu’un squelette bien nettoyé.

Remarquez, cela a de quoi surprendre, lorsque dans votre pays, les carcasses sont immédiatement ramassées, les lieux désinfectés et les vautours confinés dans les zones montagneuses.

La route longeait une voie de chemin et il n’était pas rare de voir des grappes humaines tirées par une locomotive à vapeur, crachant une épaisse fumée noire et blanche.

Les trains n'ont rien à voir avec ce que nous avions pu voir ailleurs, les wagons disparaissaient sous les grappes de voyageurs accrochés à tout ce qui dépassait, sur le toit et même sur les tampons en avant de la locomotive et tout cela était normal. 

Alors que la « Sécurité » est devenue une obsession de tous les gouvernements, les dirigeants, les compagnies, les individus dans la majeure partie du monde, il semble que cela n’ait pas encore atteint l’Inde quand on voit les images actuelles, la locomotive a changé mais le mode de transports est le même.

La journée, quoique éprouvante, ne nous avait préparés au contraste de la ville de New Delhi, autant la périphérie était très populeuse et grouillante de vie, le vieux centre, avec tous ces monuments, était bien plus calme.

La traversée de la banlieue était un immense capharnaüm ou chaque carrefour était une jungle dans une cacophonie indescriptible. Nous avions trouvé, grâce au guide du routard, une auberge proche du centre-ville, dans un lieu "relativement calme".

Une fois nos bagages posés et la voiture stationnée, nous avions choisi de prendre un « rickshaw » ce légendaire tricycle, pas toujours motorisé, qui permet de se déplacer sans difficulté pour quelques roupies.

Devant l’auberge, il y en avait plusieurs à bras et quelques motorisés, nous avons longuement palabré avec la personne à l’accueil, nous hésitions à prendre celui à traction humaine au profit d’un motorisé, dans notre esprit d’Occidental affranchi, se faire tirer par un humain nous donnait le sentiment d’avoir un esclave à notre disposition, un homme à la place d’un cheval, c’était contre nature ;

One roupi -  une roupie indienne
une roupie indienne

Mais le préposé fut assez persuasif et fini par nous atteindre sur un autre plan, en effet, si quelques roupies ne représentaient que peu de choses pour nous, cela équivalait une journée de salaire, de quoi nourrir la famille du conducteur.

Je vous avoue que l’expérience fut malgré tout peu agréable, même si nous étions assurés de faire une bonne action, voir le conducteur tirer comme un bœuf, le cou et les muscles des épaules contractés, l’entendre peiner sous la charge était pour moi très pénible, j’eus plusieurs fois l’envie de descendre pour l’aider mais nous avons suivi les conseils de l’aubergiste et résisté à cette tentation. Descendre en marche aurait été un déshonneur pour lui et sa famille et il aurait pu même y perdre son travail. En effet, ils ne sont pas tous propriétaires dudit véhicule, parfois même ils travaillent pour payer leur dette et avoir une gamelle pour survivre.

Notre chauffeur, nous l’appellerons ainsi, nous proposa la visite d’un atelier de tissage de foulard en soie, brodée d’or, ensuite il nous fit visiter une boutique de tapis, une bijouterie puis finit par nous amener dans un restaurant.

Nous apprîmes plus tard que pour chaque visite et vente dans les boutiques, notre chauffeur touchait une commission, si nous l’avions su plus tôt nous aurions visité plus de commerces ; Avant de nous quitter, nous convenions d’une heure de retour, celui-ci devait nous attendre un peu plus loin car il n’avait pas le droit de rester devant le restaurant.

Je dois dire que la cuisine indienne est surprenante à bien des égards, elle réussit à jongler aisément entre le salé, le sucré et l’épicé.

Le mélange des épices est sans nul doute le secret des saveurs de cette cuisine, tous ceux qui y ont goûté ont été surpris par ses qualités gustatives, chaque épice joue un rôle très spécifique et c’est ce qui lui donne une saveur inégalable et des odeurs à faire saliver n'importe quel gourmet.

Vous avez même parfois l'impression de manger un plat cuisiné a base de viande alors qu'il n'y a que des légumes, tout est dans la sauce.

Par contre, pour ceux qui n’en ont pas l’habitude, je vous conseille d’éviter les plats trop épicés et peu cuit si vous ne voulez pas vous retrouver aux toilettes avec des brûlures d’estomac et autres problèmes connexes, si vous voyez ce que je veux dire.

A l’heure dites, notre chauffeur nous attendait patiemment devant l’entrée et nous ramena à l’auberge. Après lui avoir donné un bon pourboire, pourtant maigre à nos yeux, il nous gratifia de remerciements et courbettes, comme si nous venions de lui sauver la vie.

Peut-être que, sans nous en rendre compte, alors que nous ne maîtrisions pas la monnaie locale, nous lui avions donné l’équivalent d’un mois de salaire. Mais peu importe, de le voir si heureux, ce fut pour nous « la cerise sur le Sunday ».

On nous avait prévenu qu’en Inde les moustiques et autres insectes étaient bien présents et pourraient véhiculer la Malaria, par précaution nous avions pris notre dose quotidienne de quinine et de surcroit dans notre chambre le lit était entouré d’une moustiquaire, fort heureusement, nous n'avons fait que les entendre bourdonner avant de nous endormir, tard ce soir là…

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