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Epistolier - Résumés de livres - Nouvelles

Le salaire de la peur

30 Novembre 2014, 17:38pm

Publié par Cire Cassiar

le salaire de la peur

Il en faut de l’eau, beaucoup d’eau pour refroidir un derrick, mais le camion citerne n’arrive pas.

Le travail doit continuer, coute que coute, malgré les risques de surchauffe; Une fausse manœuvre, une étincelle et c’est l’explosion. Le souffle est considérable, les flammes immenses, la chaleur intense, personne ne peut s’en approcher à moins de cinquante mètres.

O’Brian, le contremaître de la Crude & Oil Limited, basé à Las Piedras, un port sordide à cinq cent kilomètres de la catastrophe, décide d’envoyer deux camions, tout à fait ordinaires, mais avec comme chargement, cent kilos de nitroglycérine, dont une seule secousse peut faire volatiliser tout un quartier de ville.

L’état des camions et l’état des routes ne laissent que peu de chance aux conducteurs et en plus ils doivent être de retour dans douze heures;

Pour être sur d’avoir des candidats au suicide,  O'Brian offre mille dollars cash.

L'annonce est lancée, une dizaine de têtes brûlées, de « prêt à tout » et de désespérés se présentent.

Après leur avoir tous fait passer un test de conduite, il choisit, parmi eux, deux équipes, de deux chauffeurs, .

Un candidat frustré, mis sur la touche et considéré comme remplaçant, sabote un des camions dans l’espoir d’avoir sa chance.

Dans le premier camion, Luigi Stornatori, un italien et Juan Bimba un espagnol.

Dans le deuxième, Gérard Sturmer un Français et Johnny Milhalescu un roumain.

Les camions démarrent, leur départ est espacé, les rues sont désertes sur leurs passages.

La première partie se déroule sans trop de difficultés, l’entraide entre camionneur est de mise, mais pour Gérard, Johnny est un piètre compagnon, il s’avère être mort de trouille et de surcroît, lâche.

Arrivé sur le haut plateau, ils doivent rouler sur une piste dont la surface est considérée comme de la tôle ondulée, pour ce faire ils doivent prendre de la vitesse et atteindre cette partie à quatre vingt kilomètre à l’heure exactement, sinon...

Luigi et Juan n’arriveront jamais à destination, ne toucheront jamais les mille dollars, volatilisés, ils laissent un cratère béant dans lequel s’écoule le pétrole d’une pipeline qui était à proximité.

Gérard qui, depuis un bout de temps, à pris le volant du camion, tente la traversée du cratère bourbeux, mais au moment de sortir du trou, les roues arrières patinent.

Il envois Johnny, dans la fange jusqu'à la taille, placer un câble autour de l’essieu arrière pendant qu’il plante un pieux devant, ainsi le câble en s’enroulant autour des roue fera office de treuil.

Durant la manœuvre Johnny glisse sous les roues du camion, mais Gérard ne doit pas s’arrêter s’ils veulent sortir du trou.

Johnny est mortellement blessé, Gérard plonge dans la boue de pétrole pour sortir Johnny et le charge dans le camion. La route est longue, difficile, il est épuisé, Johnny se meurt lentement mais surement, rongé par la gangrène.

Enfin, le derrick est la, il a réussi, l’équipe de service le sort du camion et l’envoi se reposer. Au réveil on lui annonce qu’en plus de sa paye, il récupèrera celle de son coéquipier mort durant la nuit.

Heureux et enfin libre, il va pouvoir s’acheter son voilier de rêve et quitter ce maudit pays, seulement voila, le mauvais sort s'acharne encore sur lui et oubliant les principes élémentaires de sécurité, il aborde la descente finale, un peu trop vite...

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